samedi 21 juillet 2007
Les dangers du téléphone portable
Hier matin, un vent d'angoisse souffla au bunker, alors que je venais de lancer une machine à laver (tiens, d'ailleurs, j'ai toujours pas sorti le linge...): où se trouve le portable de S*cophante??
J'ai déjà lavé des tas de billets, des pièces, du sable, des mouchoirs en papier qui collent sur les autres fringues, des tickets de caisse, des post it avec des infos à surtout pas perdre, des cartes de visites, des élastiques, bref, un peu tout ce qu'on peut trouver dans une poche, étant donné que je ne vérifie jamais ce qu'il y a dedans (et que S*cophante non plus): nous sommes la preuve vivante qu'on apprend pas toujours de ses erreurs...

Non mais quand même pas à ce point!
Par contre, le coup de laver un téléphone portable, nan, ça m'avait jamais effleuré l'esprit... après une séance durant laquelle nous essayament en vain d'ouvrir la machine en marche (après l'avoir arrêté quand même... :), nous découvrîmes avec bonheur que le téléphone de S*cophante se situait dans un autre short...
La bonne nouvelle du sauvetage du téléphone portable ne fut que de courte durée...
Je passe sur le semage de thunes que S*cophante effectua dans la mer durant l'après midi (même short, même inattention), j'ai retrouvé 25 euros, ce qui semble tout à fait honorable...les pertes ont été minimisées...
Le soir même, nous nous installâmes avec nos big mac sur les rochers pour manger avec nos amis du grand nord ailleurs que dans un mac do de base...
S. était angoissée par les "trous" entre les rochers, nous la rassurâmes avant d'entendre un "plouf" caractéristique...
Bon, là encore, on en a déjà fait tomber des trucs entre les rochers mais là où résidait l'innovation, c'est que ce coup ci, ce n'était autre que... le portable de S*cophante! Oui, celui là même qui avait déjà essayé de se glisser dans la machine à laver le matin même...
Jusque là on se dit "oh non putain, juste quelques mois avant l'iphone, pas de bol".

S*cophante et moi avons d'ailleurs eu l'occasion de faire à peu près la même photo de nous avec l'iphone...
Il est vraiment imporessionnant! Rhalala
Bon, sauf que il y avait un espace suffisamment grand entre les rochers et d'une part, c'est pas génial de laisser une batterie comme ça dans la mer, même si elle a dû en voir d'autres, d'autres part, S*cophante se dit que ce serait quand même pas mal de se lancer dans le sauvetage de la carte sim, à défaut de mieux... histoire de pouvoir recevoir des appels et appeler en attendant...
Re-Sauf que... l'espace était grand, mais pas assez... et puis soudain, on a vu le portable s'allumer dans l'eau, un dernier appel au secour, le dernier appel qu'il était prêt à recevoir... et voilà mon S*cophante qui plonge la tête la première entre les rochers. Là j'aurais dû me dire que l'idée était moyenne...
Et re-Voilà mon S*cophante qui commence à nous guider "tenez moi et laissez moi descendre un peu..." (hmm... la tête en bas quoi...). A ce moment là, j'aurais dû tilter et retenir mon asperger de plonger dans cet acte inconscient... mais contrairement à d'habitude où je vois du danger là où il n'y en a pas, là, j'ai rien vu venir...
Sauf quand nous a annoncé que c'étiat bon, qu'il avait le portable et qu'on pouvait le remonter... et puis qu'on a constaté que ça coinçait... là, j'ai bien cru que j'allais faire un malaise, j'ai tremblé, j'avais envie de pleurer (bref, je suis la secouriste par excellence)... heureusement moins d'une minute plus tard, S. après avoir demandé s'il pouvait "déchirer le tshirt" réussi à le hisser hors du trou... pour un portable à la con (qui marche même plus) quoi... je m'en suis pas encore tout à fait remise... hier soir, on a passé la soirée à chercher combien de temps on pouvait tenir la tête en bas avant de tomber en syncope, on a pas trouvé. Si quelqu'un a une idée...
Je sais pas trop quel était le message de tout ça... soit "arrêtez les short et surtout de mettre des trucs dans les shorts (nan mais là, vraiment)" soit "votre portable est suicidaire? offrez-vous un iphone!"... chai pas... soit un appel de la mer à se débarasser de toute possession matérielle... retrouver des vraies valeurs, un truc comme ça...
"Ce sont les choses qu'on possède qui finissent par nous posséder"...

Je voudrais pas être de base mais bon... quand même quoi! :)
vendredi 20 juillet 2007
It's alive... ALIIIIIIIIIIIIIVE
Je suis encore en vie.
J'ai récupéré un disque dur (mais pas encore le mien et ce qu'il y avait dessus).
Depuis, j'ai craché un glaçon sur le dos d'une touriste (sans le faire exprès mais je ne sais pas si elle m'a cru).
J'ai perdu mon soutien gorge en m'échouant sur la plage (étonnamment, ça n'a choqué que moi compte tenu du nombre de seins qui se balladaient déjà tout nus aux alentours). S*cophante lui, a montré son kiki parce que j'avais mal tenu la serviette pendant qu'il se changeait.
S*cophante a cogné dans une ferrari avec sa planche de bodysurf (véridique). Devant le majestic.
On a appris à "bodysurfer" à... un australien sur... la méditéranée (n'en déplaise à Brg ;)... qui nous a abordé de cette manière élogieuse: "where did you learn to catch the wave like that?" (franchement, ça le fait... nous qui revenions justement d'Hawaï... :)
A part ça, je reviens plus tard, avec de nouvelles aventures... il faut que je réinscrive tous vos blogs dans mon lecteur de flux rss (puisque j'avais un logiciel pour ça et que j'ai tout paumé)...
@ plus tard les zamis.
vendredi 29 juin 2007
A Paris, aussi
Hier, j'ai pris pour la première fois cette enculerie intergalactique de TGV Est.
A la fois, c'est bien parce qu'on a pas du tout l'impression de faire 400 bornes pour aller à Paris, à la fois c'est une enculerie parce que:
- Il y a moins d'horaires de trains
- Les trains sont moins longs (comportent moins de places, donc sont plus vite pleins, ce qui nous mène au petit 3)
- C'est beaucoup plus cher (surtout si vous prenez à la dernière minute... puisqu'il ne reste que des première classes ce qui fait que le prix est quasiment équivalent à un billet de seconde classe pour aller à C*nnes (qui je le rappelle est à 1000 bornes...)!)
En plus, étant donné que c'est direct (ce qui en soi est positif), soit vous partez de N*ncy, soit vous partez de M*tz... et il se trouve que les horaires sont tellement merdiques que les gens de N*ncy sont souvent obligés de venir le prendre à M*tz et vice versa.
Bref, l'objectif n'était pas de vous parler une fois de plus de mes déboires SNCF (même si ça gonfle mes stats à mort, parce que même si c'est à eux de nous faire préférer le train, c'est incroyable le nombre d'usagers mécontents qui atterrissent ici à coup de "réclamation SNCF", "plainte contre la SNCF" etc. ça marche mieux que de parler de Clara Morgane, je vous conseille... :) mais plutôt d'une situation humiliante comme on les aime...

Mais je mets quand même une photo parce que j'ai horreur de la publicité mensongère
J'arrive donc à ladite réunion (avec mon d*recteur de th*se) qui regroupe plein de gens super sérieux étoutétout... (qui ne se doutent pas que je parle d'eux en dessous d'une photo de Clara Morgane en soutien-gorge mais devraient s'estimer heureux qu'elle en porte un) d'ailleurs, je souhaiterais m'auto-congratuler un peu car je me chie beaucoup moins dessus quand il faut parler en public, je dirais presque que j'ai évacué tous mes effets secondaires tels que "transpiration grasse" (cf. Chevalier Laspalès), gorge sèche (fuite inopinée de toute goutte de salive menant à une sensation de déshydratation de type je-suis-en-plein-milieu-du-Sahara-sortez-moi-de-là), bégaiements intempestifs (bugs sur certains mots clefs), roue de la mort (ou sablier pour ceux qui sont sous windows: vous savez ces longues minutes de silence où aucune action n'est possible parce que vous avez lancé trop de programmes en même temps, ben moi, ça me faisait un peu ça), plus d'amnésie aigüe de type "(putain) de quoi j'étais en train de parler?" (quand vous dites ça à haute voix, ça fait beaucoup rire les étudiants et généralement, ça permet de rebooter le système), presque plus de réprimandes internes comme "mais qu'est-ce que tu racontes ENCORE comme connerie là, putain! concentre-toi un peu! merde!, beaucoup moins de séances de tabou (ce jeu de société où il faut faire deviner un mot sans dire une liste de mots synonymes ou qui ont un rapport, ben des fois, ça me fait ça, je trouve plus le mot, ni ses synonymes donc ça fait un "heuu" autre variante du sablier windows). Tout ça pour dire que ça va beaucoup mieux... Mais de quoi je parlais déjà?
Ah oui! j'allais me recentrer sur mon anecdote humiliante...
Donc au cours de cette réunion, les gens arrivent les uns après les autres et les plus polis font le tour de la table pour saluer tout le monde... normal quoi, je prends donc le rythme des serrages de mains et présentations quand un individu s'approche, je lui tend donc machinalement la main en lui disant bonjour... ce à quoi il me répond en se marrant:
- Oui, bonjour, mais je voulais juste récupérer ma clef usb (1)...
...
Grand moment de solitude...
J'espère que c'était pas lui qui me l'avait amené... c'est pas impossible me connaissant (je suis très très physionomiste, au point d'oublier la tête de quelqu'un avec qui j'ai parlé une demi heure environ 5 minutes après qu'il soit parti).
Autant vous dire que ce ne fut ni ma première, ni ma dernière boulette, mais après tout, on s'en fout... les gens qui font des gaffes sont toujours évalués comme plus sympa par leurs congénères dixit un tas d'expériences de ps*cho soc alors si c'est ce qu'il faut pour avoir de bonnes relations sociales, je suis prête à sacrifier encore mon amour propre mon amour propre sur l'autel de la paix dans le monde...
(1) Que je lui avais emprunté pour prendre un power point de mon mac et le mettre sur le PC qui était branché au videoprojecteur...
mercredi 13 juin 2007
Le nerds a des yeux
Avant-hier soir, ma mère est venue nous dire bonsoir avant de se coucher les yeux à demi clos... non pas parce qu'elle était fatiguée, mais parce qu'elle avait passé la soirée sur l'imac à jouer aux Sims 2....
S*cophante commenta presque inquiet... "ta mère a des yeux de nerds, ce soir".
Hier soir, le sujet revint sur le tapis...
Ma mère: Je sais pas ce que j'ai, j'ai mal aux yeux.
Moi: Moi je sais, tu passes ta journée sur l'ordinateur au boulot et ta soirée sur l'ordinateur ici.
(silence)
Ma mère: ah... mais c'est pas l'ordinateur d'ici qui me fait mal aux yeux, c'est celui du boulot.
Logique :)
J'ajoute qu'en ce moment, au lieu de nous parler de vive voix, alors qu'elle se trouve à la maison, dans le bureau de mon père, elle communique avec nous sur ichat quand elle a quelque chose à nous dire... ma mère devient dangereusement NoLife... :) je me vois bien expliquer comment ça a commencé chez Delarue... :)
jeudi 7 juin 2007
Le sommeil injuste
Tout ce calme, d'un coup... on a faillit bien dormir... c'était sans compter l'intervention subtile de celle qui s'est sentie obligée de prendre le relais des ivrognes, frustrés, délinquants, nouvelles stars de la chanson de karaoké, patients atteint du syndrome Gilles de la Tourette, impuissants avec un gros moteur et un gros autoradio... le peuple de C*nnes, la nuit.
Merci M*ya, grâce à toi, à tes coups de griffes sur la porte ce matin, à tes allers et venues dans notre chambre, à tes pleurnicheries quand la porte s'est bien fermée devant ta truffe, on a pas été trop dépaysés...
En plus, on peut même pas lui tirer dessus au paintball ou lui balancer de l'eau avec insectes macérés et mélangés à de l'urine, elle est tellement attendrissante...
dimanche 3 juin 2007
Les insuffisants
Bande annonce de New York Unité spéciale (pour les victimes) de la semaine prochaine:
Extérieur nuit ou jour d'ailleurs... (on s'en branle un peu en fait) Elioth s'adresse d'un air hautain à Olivia qui parle d'un nouveau cadavre retrouvé:
"Je dirais même qu'elle a sauté"...
Vos deux protagonistes sont devant leur télé et constatent:
- Pff il a vraiment un air suffisant cet Elioth parfois...
S'en sont suivi une série d'imitations foireuses (en dodelinant) de la réplique "j'dirais même qu'elle a sauté".
- Regarde la caméra quand tu fais ça...
Oui et le tout devant la caméra de surveillance en face de la fenêtre... (si on a des voisins qui s'emmerdent et qui ont rien d'autre à foutre que d'espionner, ils doivent s'éclater avec nous... :)
Quelques secondes plus tard...
- Pourquoi on dodeline comme ça quand on veut avoir l'air suffisant?
- C'est vrai ça...
- Ben ouais, ça fait pas suffisant...
- Nan, ça fait même limite insuffisant...
Et c'est ainsi que naquit un nouveau surnom élogieux...
dimanche 13 mai 2007
Debriefing nocturne
Cette nuit en s'endormant, S*cophante qui venait de lire "La nuit, je vote Sarkozy" me dit à ce sujet:
- Pourquoi tu m'as mis cette citation odieuse?
- Parce que c'est ce que tu as dis...
- Ooooooooooh mais on va croire que je vote vraiment Sarko, avec toi, on peut rien dire, c'est de l'Internet Réalité, vos phrases les plus horribles seront retranscrites, demain tu vas écrire un post qui finira par "Syco, fasho, le peuple aura ta peau".
C'est fait :)
samedi 5 mai 2007
Nuit d'ivresse, nuit de folie, nuit de conneries
Nous avons désormais la preuve formelle que la faim a les mêmes effets que l'alcool ou la drogue sur le cerveau. Démonstration par c'est extraits choisis datant de cette nuit:
Le silence est lourd quand tout à coup un râle puissant déchire la nuit:
Moi: J'ai faaaaaaaaaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
(avec la tête qui tourne à 180° comme dans l'exorciste)
Rappel: On essaye de faire "régime"...
Syc*phante: Putain, moi aussi...
Au bout d'un moment, après que j'ai parlé de jambon blanc (et pensé à des kinders très très fort), nous eûmes le sentiment que doivent avoir les personnes qui se sont perdus dans le désert et découvrent un oasis qui n'est qu'un mirage.
Syc*phante voyait des "croc' sec" (vous savez les mini saucissons de Jean Caby (bon appétit)!) et se mettait à leur parler les dents dehors:
"Venez les croc'sec! venez! on vous fera pas de mal!!!"
Après plusieurs tentatives nous réussissons à changer de sujet...
Moi: T'as une crotte dans le nez
S*cophante: Tu la veux?
Moi: Ca y est tu m'as coupé l'appétit...
S*cophante me décrivit ensuite un projet que j'aurais tendance à trouver inquiétant: l'idée d'un long métrage qui porterait sur un couple qui aurait faim et qui chercherait à se bouffer mutuellement. Me décrivant avec une précision dangereuse certaines scènes comme celle où le mec se réveille sans bras, hurle et là gros plan sur sa femme en train de déguster le dit bras.
Syc*phante: C'est une bonne idée non? ça pourrait être marrant!
Soit. pensais-je en changeant de sujet:
Moi: T'es bizarre de me proposer tes crottes de nez (je préfère encore parler de ça) , Pourquoi tu m'as proposé ta crotte de nez?
Syc*phante: Parce que c'est toujours mieux que rien proposer du tout...
Moi: Hum, ça se discute quand même...
Sycoph*nte: Quoi? Tu préfères la crotte du nez ou... l'autre crotte?
Moi: En fait, je préfère ne pas manger de crotte...
Syc*phante: ah... ok... bon...
silence pesant.
Sycoph*nte: Il faut pas que je me vexe.
Après quelques éclats de rires crispés, la conversation se poursuivit...
Syc*phante: ça m'a toujours fait rire qu'on représente les fous avec un entonnoir sur la tête quand j'étais petit...
Moi: Moi aussi, d'ailleurs j'en portais parfois des entonnoirs sur la tête quand j'étais petite...
Syc*phante: Ooooh (attendri) Je te verrais bien avec un entonnoir sur la tête
Moi: Hmm
Syc*phante: J'ai envie de te prendre en photo avec un entonnoir sur la tête.
Moi: Hé bien allons y...
Malheureusement, il revint rapidement de la pièce interdite (la cuisine) en m'annonçant déçu qu'on avait pas d'entonnoir... voilà comment nous nous décidâmes à en acheter deux aujourd'hui...
At least but not last, S*cophante conclut en nous inventant une nouvelle théorie sur l'origine de la migraine: Après un certain temps de pause sur "Aviator" que nous n'étions pas décidé à reprendre ce soir, je lui proposais d'éteindre la PS2 (on regarde nos films là dessus). Là, le gros bruit de tournage du disque cessa... vous savez quand vous avez juste envie de dire "aaaaaaaaaaaaaaaaaah" après un bruit agaçant auquel vous aviez été contraint de vous habituer...
Sycophante: Aaaaaaaaah (logique) c'est ça qui me faisait mal à la tête, là tu vois, ça va déjà mieux...
Temps de réflexion
Sycoph*nte: A moins que ce soit le Nurofen...
Moi: Peut-être...
Là je crois que c'est clair... la faim est un hallucinogène, c'est pas possible qu'on ait pu dire autant de conneries en si peu de temps...
lundi 30 avril 2007
Les muguets de la colère
L'autre soir, la maman de S*cophante me tend deux sachets verts du type de celui de l'image. Il est tard, on est dans la rue, il y a un peu de bruit, je comprends ceci:
- C'est du muguet
- Il faut le mettre au frigo en rentrant
- Et le ressortir demain... pour le manger
Je me dis bon... je sais qu'on fait régime, faut manger des légumes verts tout ça mais de là à bouffer des plantes, c'est quand même étrange. Je suppose que j'ai mal entendu... par contre, ce que je suis sûre d'avoir bien entendu, c'est l'histoire du frigo... j'hésite quelques secondes et je me dis que ça doit être un truc de botaniste pour conserver les fleurs et qu'elle a dû dire ça parce qu'elle tient à ce qu'on ait du muguet pour le premier mai.
Bête et disciplinée, à peine la porte du bunker franchie, je vais mettre le "muguet" au frigo...
Etant donné qu'on est très sérieux et qu'on avait mangé au mac do à midi (oui, je sais...), S*cophante m'avait prévenu, le soir, c'était une soupe et basta.
Je passe devant le frigo quand soudain j'ai un flash:
"merde, le muguet".
Je sors un premier sachet du frigo et j'aperçois ceci:
Heu ouais bon il est cassé, je pensais que c'était des fleurs mais ça ne veut pas dire que je sois parvenue à le poser délicatement dans le frigo...
Là tout de suite, c'est l'angoisse: comment annoncer ça à S*cophante? Comment résister à la tentation (parce que l'air de rien, moi aussi j'ai bouffé au mac do à midi)? Pourquoi résister à la tentation? Vous croyez qu'il y a du café là dedans?
Les questions se bousculent dans ma tête. Je décide d'attendre la fin du repas avant de jouer muguet sur table.
S*cophante s'apprête à mettre son bol de soupe vide dans l'évier, je prends un air grave et je lâche le morceau:
"Je vais te dire quelque chose qui ne va pas te faire plaisir..." (je fais un peu durer le suspense, à défaut de m'être éclaté la pense avec... tiens, un chocolat liégeois pour faire plaisir à Rxqueen, je me dis qu'il faut quand même que ce repas m'apporte une petite distraction) je poursuis: "ta mère nous a acheté des pâtisseries".
Il prend un air désespéré de circonstance, secoue la tête, le regard suppliant en martelant "il faut qu'elle arrête" avant que je ne renchérisse par cette phrase assassine:
"elles viennent de chez le nouveau pâtissier"...
(Y a un nouveau pâtissier à C*nnes qui fait les gros titres de N*ce matin grâce à ses éclairs au chocolat que nous avions pu goûter et apprécier vendredi dernier)
Le regard de S*cophante s'éclaire (hahaha), il retient un sourire en m'interrogeant:
"C'est des éclairs?"
Je suis contrainte d'avouer:
"Non, c'est du muguet", tout en sortant la pièce à conviction du frigo et en la plaçant juste devant son nez.
Il tente de se dérober...
"Ah ouais mais y'en a qu'un"
"Non, deux".
Son regard fuit, il m'apprend qu'il ne veut pas entendre parler de ce muguet, il me laisse seule face à ce dilemme, face à ma conscience, face à la balance, face à ma garde robe, face à la robe de la mort qui tue que j'avais repéré chez Xanaka, face à ce putain de muguet qui sent le chocolat pure à 200 mètres à la ronde, et sort de la pièce. Je me sens comme un requin face à une proie qui saigne et à qui on apprendrait que la dite proie est apparenté à une vieille tante de sa mère.
Je proteste:
"Je ne vais quand même pas manger les deux toute seule"
Je le prends par les sentiments:
"Après, je vais pleurer quand je vais monter sur la balance" (quand je dis ça, ce n'est évidemment pas qu'une image)
Rien n'y fait, il me lâche un blasphématoire:
"Ben jette le alors".
Le jeter???!!!!... alors que des millions d'enfants meurent de faim dans le monde, alors que ma salive est déjà en train de dégouliner sur le planché rien qu'à l'odeur, alors que tout bien pesé (sauf moi), je ne suis plus franchement à un muguet près...
C'est ainsi qu'hier soir, j'ai finalement mangé un morceau du socle de mon muguet, celui de S*cophante étant resté totalement intacte. Je n'ai toutefois pas eu la force de le jeter et il attend sagement un revirement de situation...
Suite au prochain épisode: Syc*phante se sacrifiera t-il pour mon bien être physique et psychologique? Parviendra t-il à négocier avec sa conscience et ses intestins pour que ce muguet devienne celui de la paix?
mardi 10 avril 2007
Rébellion nasale
Hier soir, nous venions de regarder "Tesis", Syc*phante recherche un mouchoir en papier, je lui demande donc d'en profiter pour m'essuyer ce que j'ai sur la joue parce que je me sens... humide de la joue... :)
J'allume la lampe de chevet, Syc*phante sursaute légitimement: j'ai la joue couverte de sang!! (après un film d'horreur, ça fait toujours sursauter)
En bredouillant ces quelques mots:
- Mais cc c'est du san....
il s'aperçut que...
- Je saigne du nez!!!
(il saignait du nez)
Ouf affaire réglée... sauf que mon inconscient n'avait l'intention de s'en tenir là...
C'est ainsi que ce matin, j'étais tournée vers S*cophante, et mon nez se mit à me chatouiller et là paf! (le chien) avant que j'ai eu le temps de faire quoi que ce soit, j'éternuais sur la joue de S*cophante qui, à moitié endormi poussa un petit cri de terreur avant de se réfugier sous la couette et de se tourner en poussant des petits cris d'animal pourchassé.
La vengeance est un plat qui se mange par le nez.







