mardi 7 août 2007
Osez, osez Joséphine
J'ai enfin vu le Grand Bleu (c'est Dam's qui va être content).
(attention, spoiler pour ceux qui n'auraient pas vu, si ça existe encore)
Bon, alors effectivement, toutes les critiques profanes que j'avais entendues sont exactes “c'est beau”, “c'est triste”, tout ça...
J'ai passé une bonne partie du film à m'identifier aux dauphins alors j'étais plutôt contente quand la New Yorkaise s'est recassé chez elle.
Mais la fin, putain, la fin quoi!!!!!
Jusqu'à la dernière fraction de seconde j'ai cru que le dauphin allait le remonter à la surface pour lui faire comprendre que “la vie, c'est ça” et qu'au fond, y a que du noir ("il fait noir, il fait froid", et je parle même pas de l'humidité... :).
Nan mais sérieusement, si on enlève toute la poésie, les belles images, les métaphores et les symboles, que reste t-il?
Un mec, tendance zoophile (ça c'est pour google, merci), qui fait un gosse à une femme éperdument amoureuse de lui (parce que pour supporter ses oursitudes, faut vraiment être éperdument amoureuse...) et qui se barre, en apprenant qu'elle est enceinte... avec un dauphin.
Alors oui, je sais, il a eu une enfance difficile, il a reporté toute l'affection qu'il n'a pas reçu de sa famille quasi inexistante sur des dauphins tout ça, oui, j'imagine qu'il a sincèrement hésité entre sa petite amie (ENCEINTE) et le fond de l'océan, je peux concevoir les passions dévorantes, je peux même concevoir que certains puissent risquer leur vie pour leur passion parce que sans elle, ils ne vivraient pas de toute façon (même si je ne supporterais pas que ce soit le cas d'un proche), mais là c'est du suicide ni plus ni moins. Je sais qu'il était un peu allumé avec ses histoires de sirènes mais QUAND MEME!!!
En voyant à quel point j'étais furax, S*cophante m'a dit que finalement, c'était peut-être pas une bonne idée qu'on aille à Marineland parce qu'il a peur que je m'engueule avec Joséphine (dauphin acteur qui y vit toujours) en la traitant de briseuse de ménage. Effectivement, il y a un risque.
Il a ajouté qu'il n'avait jamais vu quelqu'un réagir comme ça à ce film. Et vous, vous en avez pensé quoi? (Non mais franchement, ça vous a pas énervé, ne serait-ce qu'un peu, en étant (trop) pragmatique?)
samedi 10 mars 2007
Twist 'n shout
Il n’aura échappé à personne ici que si j’ai un genre de film favori, c’est bien le film d’horreur/ thriller, tous les trucs en eur (mais pas seulement) qui font peur.
Et c’est vrai qu’on s’habitue aux bonnes choses. Un film d’horreur, c’est truffé de clichés, c’est excessivement répétitif. Même si le tueur, le monstre, le truc méchant qui veut tuer tout le monde diffère, même si le concept diffère (heureusement) parfois énormément d’un film à l’autre, il y a des constantes...
Evidemment la plus constante des constances c’est la connerie des victimes pour lesquelles on ne peut décemment pas avoir de compassion étant donné qu’elles font tout pour se mettre dans des situations pas possible, les menant invariablement vers l’issue funeste que le spectateur attend (toutes dents dehors). Je trouve que la meilleure illustration de cette constante est cette scène de “scary movie” où la fausse Drew Barymore (parodie de la première scène de “Scream”) après voir lu deux panneaux indiquant respectivement “death” et “life” (ou quelque chose du style) se rue dans la première direction, le tueur à ses trousses...
Bon, mais c’est pas de ça que je veux parler (voilà pourquoi j’en fais tout un paragraphe)...
Ce dont je veux parler c’est de la fin. La fin, c’est super essentiel. Pour moi, c’est même souvent ce qui détermine si je vais ranger ce que je viens de voir dans la case “nanar” ou dans la case “culte”.
Evidemment, une fin sans rebondissement, n’est pas une vraie fin. Voilà pourquoi tous les assassins/ monstres et autres super méchants ne meurent JAMAIS du premier coup. A force, on a l’habitude, on sait qu’il va se relever et on sait que la victime sera trop conne pour lui mettre trois balles dans la tête une bonne fois pour toute, histoire qu’on en finisse... et d’ailleurs, on serait vraiment dégoûtés qu’elle le fasse... (même si j’ai bien aimé l’humour de “Severance” pour cette raison... et puis Scream 2 et puis quelques autres mais c’est parce qu’on avait déjà eu notre dose d’adrénaline...).
Là où la redondance devient plus lourde, c’est pour les “twist” (à noter que les deux types de fins ne sont évidemment pas incompatibles). Le twist, c’est par exemple, quand on s’aperçoit que le gentil super gentil est en fait un méchant super méchant, et qu’il nous a bien grugé le saligaud.
Seulement ce twist là, on vous le fait une fois, deux fois, trois fois, dix fois, cent fois même si c’est bien fait mais au bout d’un moment, ça devient lourd. ça devient lourd parce qu’on imagine facilement comment le scénario a été bouclé “bon les gars, c’est bien mais il nous faut un twist là, on peut pas terminer comme ça, bon lui, tiens, oh et puis non, lui il fera un très bon méchant... non ben sinon en cas, on a qu’à faire le test, trois salles de ciné remplies d’ado, on test les trois fins et on verra laquelle ils préfèrent, allez banco”.
Comme le soulignait hier soir S*cophante, après avoir regardé “Profession profiler”, la quête du twist-à-tout-prix, ça devient un peu absurde... d’ailleurs, c’est dommage mais c’est ce qui participe à donner à ce film un côté... absurde.
“Profession profiler”, j’ai vu, mais je peux pas dire si j’aime ou pas. J’ai pris plaisir à le regarder, j’ai bien aimé le concept (un groupe de profilers isolés sur une île pour une simulation découvrant rapidement qu’ils ne sont plus dans une simulation puisqu’ils meurent chacun leur tour) mais y a vraiment des trucs plus que douteux:
- la paranoïa ambiante (tout le monde se soupçonne de manière complètement irrationnelle: voilà pourquoi le tueur aurait pu être n’importe qui et que trouver un coupable revenait forcément à tirer à pile ou face)
- la bataille dans l’eau (on peut tirer avec un flingue dans l’eau? est-ce que ça donne vraiment un effet à la matrix comme ça? :)
- la scène de combat à la “kill bill” qui relève davantage d’une superbe chorégraphie que d’une vraie baston.
- l’hélium... j’ignorais que c’était aussi dangereux... :)
- le “twist” final... qui aurait été décevant quelle que soit l’issue... on est loin de “cursus fatal”, par exemple, où l’histoire était parfaitement cohérente de A à Z, le tout en finissant par une surprise de taille...
Tout ça pour dire que les twists, c’est bien, mais dans certains cas, s’abstenir c’est mieux... ou du moins, dans un film comme celui là, même si ç’aurait été devinable, je me serais plutôt arrangée pour faire des morts moins spectaculaires (ou j’aurais mis David Coperfield sur le coup) et les personnages auraient découvert à la fin qu’ils étaient toujours dans une simulation... super réaliste... en même temps, ça n’aurait peut-être pas été un super twist puisqu’on y avait pensé avant la fin, hier soir (même en lisant le pitch d’ailleurs)... alors je sais pas... peut-être la même chose mais on apprendrait que tous les personnages sont des complices de celui qui les a mis sur l’île et un seul personnage est la victime naïve de tout ça et découvre à la fin, que tout était bidon et que ces tests ne visaient qu’à tester son endurance... (?)
Je sais pas mais il va falloir faire quelques chose messieurs les scénaristes et surtout messieurs les producteurs qui modifiaient les scénarii à la dernière minute juste pour faire de l’audience...
Bon je sais, je peux toujours aller me faire foutre et aller regarder des films d’auteurs (parce que ça se termine en "eur") si je suis pas contente mais est-ce ma faute si je me sens plus proche d’Hannibal Lecter que d’un mec qui passe une heure et demi à faire chier le spectateur en se plongeant dans des délires métaphysiques d’un autre monde (le tous parfois sans dire un mot!)? (oui j’ai une vision caricaturale et stéréotypée du cinéma d’auteur et c’est mal, et ça va énerver S*cophante et c’est mon manque de culture cinématographique qui fait ça mais j’y peux rien, à chaque fois que j’essaye, je me fais chier :)
lundi 16 octobre 2006
Une comédie pas très catholique II
Pourtant, comme ça, ça avait l'air d'un film d'horreur... les apparences sont parfois trompeuses... :)
Une comédie pas très catholique
Hier soir, Sycophante et moi sommes allés voir un nanar d’anthologie: “la nonne”
Bon, faut avouer que le scénario sentait déjà un peu le réchauffé:
“Elèves dans une école privée, six jeunes femmes subissent les mauvais traitements d'une nonne impitoyable. Quand l'une d'entre elles tombe enceinte, cette dernière décide de la "purifier" par la torture. Ses amies décident de l'aider et d'intervenir. La nonne disparaît et quelques semaines plus tard, l'école ferme ses portes.
17 ans après ces événements, les six amies ont grandi et se sont éloignées, afin d'oublier cette le terrible secret qui les lie. Pourtant quand deux d'entre elles sont retrouvées mortes, elles doivent se rendre à l'évidence : la nonne est de retour. Aidée de la fille de leur amie assassinée, elles retournent à l'école pour faire face à leur passé et affronter cette nonne vengeresse…”
Mais on s’attendait quand même pas à ce que ce soit si gros…
On retrouvera avec plaisir tous les ingrédients indispensables qui font basculer ce qui devait être un mauvais film d’horreur dans la comédie la plus absurde:
- quelques décès tragi-comique qui relèveraient plutôt du domaine de la plomberie que du surnaturel. Mais que fait super Mario?
- des personnages suffisamment stupides pour mourir par accident alors qu’ils sont poursuivis par une entité maléfique, et pour avoir ce genre d’idées (pour peu que l’on soit suicidaire); jugez par vous-même: “tiens, j’ai une idée, si on se donnait rendez-vous par une nuit d’orage super flippante sur les lieux de notre crime d’il y a 18 ans, vous savez, cet ancien pensionnat désaffecté”, ou “et si je baisais avec un futur prêtre sur le lit de la nonne intégriste que ma mère a assassiné il y a 18 ans (par cette même nuit d’orage super flippante alors que je viens d’assister au meurtre de cette dernière et de toutes ses amies)”, ou “les amis, j’ai une idée d’enfer, si on se séparait?”, ou encore “je viens d’apprendre que j’allais mourir comme la sainte dont je porte le prénom, brûlée vive dans un four et je sais pas pourquoi, j’ai cette envie irrépressible de monter toute seule dans la cuisine”...
Et puis tellement courageux aussi:
- Va t-en, c’est moi qu’elle veut!
- Ok… bon ben on s’appelle alors hein, bon courage!
- des incohérences d’un autre monde (on avait pourtant plongé le corps d’en un lac d’eau bénite pour s’en débarrasser, zut mais il est asséché, c’est ce qui a permis à son esprit de venir se venger/ je connais toute la vie de ma meilleure amie parce que sa psy m’a tout raconté, mais chut, faut rien lui dire parce qu’elle ne lui a pas dis à elle/ c’est la douche froide qu’elle a eu pendant la fête de fin d’année qui a fait revenir tous ses souvenirs refoulés depuis qu’elle a l’âge de 4 ans et j'en passe...)
- des dialogues à hurler de rire (j’ai beaucoup aimé le personnage de Zoé qui a des faux airs de Ripley dans Alien… sur le retour…)
- des révélations incroyables qu’on connaît depuis le début (en fait les personnages sont assez longs à la détente et ce que vous comprenez dès la première minute, ils ne le comprendront qu’à la fin), ou super inattendues (cf. Incohérence d’un autre monde): le mec qui pendant tout le film n’a pensé qu’à faire la fête et parler de cul, après une soirée arrosée qui a précédé sa venue dans le pensionnat désaffecté par une nuit d’orage super flippante a soudain un éclair de lucidité: ça y est, il a tout compris! C’est le flic de la première minute qui, momentanément sorti de son carrefour pour une mission exceptionnelle (un meurtre) avait raison!! Alors il raconte tout à sa petite amie, là tout de suite, pour laisser à la meilleure amie de cette dernière le temps de se suicider avant qu’on intervienne, je vais tout t’expliquer” “zut, on arrive trop tard… heu ptet que j’aurais dû attendre avant te raconter tout ça?”.
Bref, à voir absolument (ne serait ce que pour la scène de l'avion...)!
On en tirera deux conclusions:
- Mieux vaut porter un prénom païen.
- Parfois, le ridicule tue.
mardi 1 août 2006
Orange mécanique dans la langue de Goethe
Les deux films qu'on a regardé hier (Stay au cinoch) et avant-hier (funny games en dvd) m'ont marqué. Comme S*cophante vient de parler de "Stay", je vais me recentrer sur "Funny Games".
Pour vous donner une échelle tu taux de "marquage" de ce film, hier, quand on est rentré du ciné et que Syc*phante a vu la pochette du dvd (funny games donc) sur la table, en jetant un oeil au visage souriant du psychopathe, il souleva une pile d'accessoires divers et variés et mis le dvd dessous en se justifiant "ils me font peur" (je lui ai proposé le congélateur mais comme il ne regardait pas "Friends" (S*cophante est la seule personne que je connaisse à ne pas aimer Friends), il ne connaissait pas cette scène mythique dans laquelle, Joey, terrifié par "Shinning" le met dans le congelo pour ne plus le voir).
Bref, tout ça pour vous dire qu'avant-hier soir, après ce visionnage d'un autre monde, on était pas fiers et on a même commencé à regarder i robot, malgré l'heure tardive, pour ne pas se coucher sur le malaise engendré par le film...
Mal à l'aise, c'est le mot, pendant ce film, on est mal à l'aise, irrités, angoissés, stressés, révoltés et le pire dans cette histoire, c'est que les "psychopathes" se la jouent complices avec le spectateur...
Pour vous situer l'action, une famille (la mère, le père et le petit garçon) partent en vacances au bord d'un lac, la mère est en train de préparer à manger quand un jeune homme vient lui rendre visite et lui réclame des oeufs, elle lui les donne, il les fait tomber, il en réclame de nouveaux, il est à la fois poli et agaçant. Un peu autiste, aussi. La tension monte et un collègue vient le rejoindre, un autre jeune garçon poli et agaçant. Le père et le petits garçons entendent les cris du berger allemand puis un silence, ils décident de venir voir ce qu'il se passe. La tension monte un peu plus. Le père, sous les conseils avisés de la mère demandent aux jeunes garçons de quitter la maison, une première dispute éclate et le père se retrouve avec un club de golf dans la jambe, blessé. La famille restera séquestrée dans la maison, contrainte de jouer aux petits jeux concoctés par nos deux détraqués, monstrueusement courtois, qui annoncent assez rapidement la couleur: le lendemain matin, à neuf heure, cette famille n'existera plus.
Dans ce film, pas de scènes gores, un peu de sang mais rien qui mérite que l'on ferme les yeux, on ne voit pas grand chose mais on sent bien la pression monter. Les membres de la famille font parfois des choix stupides concernant leur survie mais on est tout de même loin des adolescents décérébrés de vendredi 13 ou autres films du genre, on a envie que cette famille survive. Quant aux visiteurs, leur comportement tantôt poli, tantôt violent est des plus déconcertant. On ne sait pas bien lequel est le plus dangereux: celui qui a l'air de dominer, de comprendre ce qu'il fait, de s'amuser ou celui qui a l'air un peu plus dans son monde, un peu plus timide, un peu plus en retrait, dominé par son comparse?
Les européens sont indéniablement moins doués pour les films "d'horreur" que les américains ou les japonais, mais quand ils réussissent un film, le moins qu'on puisse dire c'est qu'ils savent mettre mal à l'aise! (cf aussi "Haute tension" :)
Posologie: Ce film est à voir absolument dans une maison isolée de préférence, la nuit...
vendredi 19 mai 2006
Tourisme cinématographique
Nous ne sommes pas très assidus en ce moment, mais nous avons (évidemment) une bonne excuse puisque comme vous le savez tous, ici c'est festival...
Pour l'instant, nous avons vu,
comme je le disais sur le "blog des 48000 - Logan San qui s'est fait enlever, donc sur le blog du 48000 John Locke en attendant que Logan San soit libéré", nous avons vu la "sombre merde" (dixit un festivalier anonyme) de "Da Vinci code"... Ce qui fait peur, c'est que c'est nul mais tout le monde risque d'aller le voir (comme nous me direz vous) parce que "tout le monde en parle" comme dirait l'autre (je dis l'autre parce que j'ai un trou de mémoire là) voilà pourquoi je n'en parlerai pas plus.
"The wind that shakes the barley" que nous avons été voir à la séance de 8H30 alors que nous étions rentré à plus de 2H du mat la veille et que nous avons chassé le cafard jusqu'à 3H du mat, cette même veille (c'est tellement plus chic le festival, avec les cafards). S*cophante a passé la bombe à cafard dans tout le couloir et ce soir, en revenant des poubelles, nous n'en avons trouvé aucun dans l'escalier... il fallait combattre la mal à sa source: derrière la porte de l'angoisse du "glacier"... Bref, tout ça pour dire que "the wind that shakes the barley" m'a fait chialé, peut-être parce que je manquais de sommeil, mais dans tout les cas, ce genre de film vous retourne, il est très dur, très crédible du point de vu des comportements des personnages, très engagé, évidemment puisqu'il parait que Ken Loach est très engagé dans tout ses films :o), un film sur la guerre en Irlande dans les années 20 ou 30 (?), déchirant.
"Summer palace" je ne suis pas sûre du titre que j'ai refoulé car ce film qui a débuté presque juste après le premier, à 11H30, sans que l'on ai le temps de passer nous approvisionner chez mac do, et s'est terminé... 2H40 plus tard! je vous laisse imaginer l'état dans lequel nous étions (d'autant que nous nous sommes mis un point d'honneur à ne pas partir avant la fin d'un film, par respect, pour les réalisateurs, acteurs etc. et puis aussi un peu pour ceux qui n'ont pas pu rentrer (et qui auraient peut-être même troqué un mac do contre nos places)... C'est un film chinois, une histoire d'amour, ou peut-être devrait on dire DES histoires d'amours, puisque, le moins qu'on puisse dire, c'est que le personnage principal n'est pas très à cheval sur les principes, se cache derrière une fausse profondeur en rédigeant son journal intime à intervalle régulier pendant tout le film, alors qu'elle couche "à droite à gauche", en appelant à chaque fois ça "de l'amour" (cette petite traînée! (private joke (qui ne vous sert à rien et encore moins de le savoir d'ailleurs) en référence au frère de S*cophante)). Bref, au final, on entendait plus que nos estomac et on avait plus aucune empathie pour aucun personnage parce que ces derniers ne se gênaient pas, figurez-vous, pour parler de sandwich voire manger devant nous, sans aucun scrupule. Pour demain, nous nous sommes jurés d'être plus organisés afin de ne pas revivre, ce que nous avons appelé "le syndrôme chinois" (z'avez vu un peu les critiques de film, on dirait plutôt que je raconte notre vie hein... et ben c'est le cas!).
"Dead zone" de David Cronnenberg qui est venu en personne nous le présenter parce qu'il va recevoir un "carosse d'or" (ou a peut-être reçu si c'était ce soir d'ailleurs) pour tout ses films. Je ne l'avais jamais vu (Dead zone, ni David Cronnenberg d'ailleurs)) bien qu'il soit sorti l'année de ma naissance, me semble t-il, j'ai beaucoup aimé, c'est adapté d'une histoire de Stephen King, l'intrigue finale est assez visionnaire (d'ailleurs D. Cronnenberg a, dans sa présentation, fait le parallèle entre l'"élu" de la fin et... Bush), en revanche l'histoire personnelle (amoureuse) du personnage principal m'a traumatisée, je suis devenue très fleur bleue.
Le premier film du "Walt disney japonais, Niazaki" comme n'a cessé de me le répéter S*cophante aujourd'hui, pour me faire rentrer son nom dans le crâne (notez que je ne sais toujours pas comment l'écrire, ce sera la seconde étape). J'étais un peu déçue parce qu'on m'avait parlé de "jolis animaux" et j'ai vu beaucoup d'insectes me rappelant nos nouveaux collocataires.
Demain, je crois qu'on a quatre autre films de prévu dont je ferai sans doute des critiques aussi lamentables que celles ci. Heureusement que quelqu'un se charge de couvrir les non évènements du festival, sinon, je me demande ce que vous feriez! :o)
Sinon en vrac, S*cophante se lamente sur le manque de capacité des "mac book" qui viennent de sortir parce qu'ils ont "une carte graphique de merde", on a vu "Steve Sanders" de "Beverly Hills" sur la croisette (excusez, je ne connais pas son "vrai" nom), on a de "nouveaux voisins" chinois qui font encore plus de bruit que les français (c'est dire): heureusement, ils ne restent que le temps du festival. S*cophante a tenté de balancer de l'eau aux gens qui chantaient dans la rue hier soir et ils ont réussi à esquiver les gouttes de la bouteille d'eau minéral, du coup, il a rempli un sceau, "au cas où" qu'il a posé sur le balcon. Balcon que j'ai visité pour la première fois il y a quelques jours, puisqu'avant, l'entrée était condamnée par "l'armure de plaque": nous avions rangé pour faire de la place à Pollux mais en deux jours, nosu avons réussi à retrouver un bunker aussi désordonné, sinon plus, qu'au premier jour. Par contre nous avons viré le tapis rouge de nature à inhiber Pollux (sur les conseils de Tic tac, son ancien propriétaire, pour ceux qui ne suivent pas).
En parlant de Pollux, nous avions bien envie de passer chez "Sony pictures" pour leur passer le bonjour de la part de Pollux... en fait nous hésitions entre deux scénarios:
1. On y va seuls et on dit "au fait, vous avez le bonjour de Pollux, il n'a pas pu passer parce qu'il donne une conférence de presse mais il essayera de venir avant la fin du festival. Voilà. Au revoir".
2. Y aller avec Pollux en disant qu'il avait envie de les revoir depuis son dernier film (mais on est pas sûr de pouvoir le faire rentrer au Carlton qui peut être interdit aux animaux éléctroniques, sait-on jamais).
En terme d'idée à la con, nous avons aussi eu:
déguiser S*cophante en star (c'est facile, on les reconnaît au costard neuds pap et aux lunettes de soleil), que quelqu'un (style moi, au hasard) aille lui demander un autographe, éventuellement en poussant de petits cris de fan hystérique mais ayant une petite maîtrise d'elle même, que Lol* (photographe officiel) vienne prendre des photos, je suis sûre qu'on aurait vite d'autres curieux autour. Et là, S*cophante, dont on pensait qu'il ne parlait qu'anglais et qui éventuellement, pourrait exprimer certaines choses dans son accent américain insupportable dont il a le secret, se mettrait à parler pour dire "putain mais foutez-moi la paix, je veux juste aller au mc do". Nous vous tiendrons au courant de l'avancement.
En terme d'intox, aujourd'hui alors que je ne sais plus quel film "montait les marches" (enfin l'équipe, pas le film), et que tout le monde s'agitait pour prendre des photos (et que nous passions paisiblement par là), S*cophante lança sans prévenir, à la foule en délire: "hééééééééééééééééé Y A TOM CRUIIIIIIIISE!!!!!!!!!!!!!!!!!!". Quelques regards bovins se tournèrent vers lui pour se reconcentrer à nouveau sur la "montée des marches" quelques secondes plus tard.
vendredi 5 mai 2006
De l'avarice cognitive
Ce soir, alors que je reviens d'une séance ciné... j'aimerais trouver un adjectif pour la qualifier mais elle est inqualifiable à cette heure... L*lo nous a tous entraîné pour voir "mission impossible 3"... oui, vous avez bien lu, mission impossible 3, voilà ce que nous venons visionner dans "la ville du cinéma"... (sycophante est en train de fredonner la musique caractéristique, rien ne va plus, comme diraient les morts dans tru calling "aide moiiiiiiiii").
Bon, mais c'est pas de ça dont je venais parler... en fait, je voulais vous faire part d'un constat dramatique que je viens d'admettre: notre espèce, en général, n'aime pas réfléchir ou du moins préfère ne pas avoir à le faire.
Biensûr il y a des dizaines de raison qui peuvent conduire quelqu'un à aller voir "mission impossible 3", de prime abord, j'en vois au moins 3
- l'identification au super héro, super agent secret, super intelligent, super courageux, super... heu, super quoi, ce genre de films à tendance à réveiller let entretenir es fantasmes de gamins,
- il y a aussi la parfaite dentition ultra bright de Tom Cruise et qu'il use jusqu'à la corde à chaque passage devant les caméras (si si vous ferez gaffe à la prochaine interview, il est tout le temps mort de rire, non seulement aux blagues pourries des journalistes mais aussi à leurs questions (stupides). Le problème, c'est que je ne pense pas qu'il se moque d'eux, je pense simplement qu'il veut montrer sa belle dentition).
- se moquer du film (les répliques, les morales à deux balles, les accessoires high tech à la pointe de l'innovation qui en jettent mais qui rempliraient aussi bien leur mission d'une autre manière, la dentition de Tom qui fait mal aux yeux tellement elle brille, les retournements de situations qui nous font nous demander comment on peut être aussi
intelligententraînéet aussi con à la fois etc. etc.)
On peut aussi y aller pour deux (ou toutes) de ces raisons à la fois. On peut aussi apprécier ce film pour deux (ou toutes) ces raisons à la fois. Seulement il y a autre chose...
S*cophante m'a fait remarquer, à de nombreuses reprises ceci (pardon si je déforme tes propos): "on est tellement habitués à voir de grosses productions (daubes) américaines avec des ingrédients testés, approuvés un nombre de fois incalculable, que même le pire navet se "laisse regarder" tandis que dès qu'on voit un film d'auteur, un peu différent, expérimental, dès qu'on a pas de gros effets spéciaux, une bande son famillière, dix milles actions à la minute, des morts, des voitures qui explosent, des punch lines frisant le ridicule, bref, dès qu'on a pas au moins quelques ingrédients de la sauce hollywoodienne standard, on a souvent un (injsute) sentiment de rejet (au moins initial)".
Hé bien c'est vrai. J'avoue que "mission impossible 3", en ce qui me concerne se "laisse regarder". J'avoue avoir beaucoup (voire beaucoup beaucoup) de mal avec les films d'auteurs, je pourrais me rassurer en me disant que c'est parce que j'ai tendance à concevoir le cinéma comme un divertissement et non comme un art, et que j'ai moi aussi droit à mes côtés "de base" et que j'ai droit moi aussi de ne pas considérer l'art comme un divertissement... bref, j'ai le droit d'aimer de la merde au ciné comme dans mon assiette (Mc donald's TM). J'ai le droit. Mais ça n'empêche pas que ce conditionnement peut sembler inquiétant s'il est généralisable (et à mon avis il l'est) à d'autres domaines de la vie.
J'ai constaté ceci de manière plus ou moins consciente à de nombreuses reprises devant ma télé, en regardant des choses qui justement, "se laissaient ragarder", parce qu'elle avaient cette précieuse capacité de réussir à mettre le cerveau en veille. Voilà la clef du succès, réussir à mettre le cerveau en veille... c'est ce qu'ont bien compris tous les producteurs, tous ceux qui participent à la conception de nos programmes télé, des magasines qu'on feuillette dans la salle d'attente du médecin voire chez soi si on est plus gravement touché, c'est ce qu'a compris toute la société de consommation depuis des décénies et moi, ça me fait l'effet d'un flash spécial, parce que je viens de comprendre qu'on était tous, à différents degré, touchés par ce mal indomptables qui nous contraint à apprécier ce qui ne fait pas réfléchir, à se laisser glisser d'explosion en explosion jusqu'au générique si on a payé le prix ou jusqu'à la page de pub si on attend un peu.
Croyez moi, c'est un sentiment étrange et douloureux, surtout à cette heure avancée alors que tant d'heures de sommeil me séparent d'une jauge d'énergie convenablement remplie (ce matin, nous constations, avec S*cophante que notre jauge semblait "à moitié remplie" alors qu'il était l'heure de sortir du lit... qu'en sera t-il demain, alors que nous partons à 8H pour M*ntpellier???
vendredi 17 février 2006
"Marie Antoinette", grand film ou sombre nanar ?
Je suis dans tous mes états suite à une bande-annonce. Je m'explique : je suis un grand fan de Francis Ford Coppola, le réalisateur de Apocalypse Now, j'adore son neveur, l'acteur Nicolas... Cage (il a changé de nom!), excellent, dans Lord of war, et évidemment je suis de très près la filmographie de Sophia Coppola, réalisatrice de Virgin Suicides ("un film de gonzesse!" m'a t-on sorti une fois... Je n'ai jamais compris cette critique!) et de l'excellent "Lost in Translation". Je viens de découvrir la bande-annonce de "Marie Antoinette", et là... stupeur : Kirsten Dunst, l'actrice principale de Virgin Suicides et des Spiderman, joue le rôle-titre, et... je ne sais pas, je ne le sens pas, mais alors pas du tout ! Je n'arrive pas à l'imaginer en épouse de Louis XVI, je la trouve trop glamour et pas assez glaciale ! Est-ce que je me trompe, est-ce une fausse-mauvaise impression ? Seul l'avenir nous le dira... Voici le lien de la bande-annonce, à vous de juger !
http://www.apple.com/trailers/sony_pictures/marieantoinette/
lundi 25 juillet 2005
Un monde meilleur...
Attention : Puisqu’il a trouvé mon blog secret, ce post est dédié à Sycophante (une fois qu’il sera revenu d’on ne sait où, on ne sait quand) qui m’avait demandé de dire ce que je pensais de « fight club » une fois que je l’aurai vu. Les autres lecteurs éventuels de ce post doivent être informés, avant de poursuivre que je dévoile certaines informations qu’il ne faut pas connaître si on a pas vu le film.
Donc déjà, ce film est effectivement génial ! En fait, il y a plein de pistes de réflexions intéressantes mais voilà, en vrac, celles qui m’ont inspiré (hier) :
1) La boîte de Pandore II, le retour
Dès le premier quart d’heure, j’ai repensé à un post d’il y a quelques jours dans lequel je m’interrogeais sur l’espoir… dans ce film « perdre tout espoir, c’est ça la liberté »… la question ne se pose pas comme je l’avais posé en terme de « faire avancer ou faire stagner » mais en terme de liberté ce qui, effectivement me paraît essentiel. L’autodestruction, parce qu’elle ne laisse plus rien attendre (espérer) permet de faire ce que l’on veut sans se soucier des conventions, du « qu’en dira t-on ? », de se « libérer des chaînes qu’on s’est nous-mêmes passé autour du cou » (je cite Sycophante, rien ne va plus :o). Dans tous les cas, je suis assez d’accord, tant qu’on a pas « touché le fond », tant qu’on peut encore attendre quelque chose de la société, on est pas vraiment libres de dire/ faire ce que l’on veut… mais est-on réellement plus libres quand on en est exclus ? Peut-on vivre sans la société alors que nous sommes la société ? (nous sommes des « êtres de culture » comme dirait l’autre :o) Et puis le côté, on la rejette, on la remet en cause mais on y participe, c’est plus ou moins ce qu’on fait tous et c’est pas vraiment la liberté… Le fait d’avoir les « couilles » de se rebeller de temps en temps contre l’autorité ne fait pas forcément de nous des individualités autonomes et indépendantes du système…
2) « La soumission à l’autorité » (NB (publicité) : titre de l’excellent ouvrage de psychologie sociale de Stanley Milgram)
En parlant d’autorité et de soumission (ou d’insoumission), ce qui me fait toujours flipper, c’est quand je vois certains de mes semblables laisser entièrement quelqu’un penser pour eux, ce besoin irrépressible de recourir à un guide spirituel (et qui plus est un seul) pour décider de ce qui est juste, de ce qui doit être fait ou non. Ça me rappelle trop un petit moustachu qui a décimé l’Europe il y a pas si longtemps que ça… aucune cause, fut-elle ultra égalitaire (parce que pour, moi ce qui est égalitaire se rapproche de mon idée de la justice), ne vaut que l’on renonce à son libre arbitre.
3) Losing my religion
Un truc avec lequel je ne suis pas d’accord, mais bon, en même temps le cinéma est un art, et l’esthétique a son importance, c’est la place accordée à la douleur physique dans le bon développement d’une personne. Je suis pas certaine que cette douleur soit indispensable pour expier ses fautes, trouver sa vérité (ou LA vérité, pour les plus optimistes), ou je ne sais quoi. Je dis peut-être ça parce que ça m’arrange (de le penser) mais le fait, par exemple, de m’étaler dans la pente de la pelouse et de me faire mal à l’épaule pas plus tard que samedi ne m’aide pas et ne m’a pas aidée à trouver un sens à ma vie (en fait je raconte ça, c'est juste pour me faire plaindre... ça marche pas?)… je pense que chacun doit trouver sa voie pour évoluer, pas besoin de se voir crucifié pour devenir son propre messie (et je ne suis pas une adepte de Nietzsche (non plus))…
4) Le moi divisé
La fin m’a naturellement replongée dans mes angoisses de morcellement d’entant… Le moment où Tyler se tire une balle dans la tête, m’a rappelé le premier livre que j’ai lu sur la schizophrénie : « le moi divisé » de Laing… je me rappelle d’une anecdote rapportée dans ce livre d’un schizophrène paranoïde persuadé qu’on l’espionnait (un peu comme toi avec ta caméra de surveillance, Sycophante) notamment ce type qui imitait tout ses faits et gestes…dès qu’il passait devant un miroir… il a finit par se tirer une balle dans la tête pour se débarrasser de son espion. tragique. je me demandais comment c’était possible de décrocher de la réalité à ce point, et pourtant l’esprit est capable de bien des choses… suite à la lecture de ce bouquin, je me rappelle que je n’arrêtais pas de surveiller toutes les dragibus qui vivent en moi et interviennent l’une après l’autre, au gré des circonstances et de manière parfois contradictoire… je craignais qu’un jour l’une d’elles se mette à faire des trucs sans le consentement des autres (et surtout sans que les autres ne soient au courant !)… Pour avoir déjà discuté de certains symptômes avec plusieurs personnes, je sais que je ne suis pas la seule à parfois me demander : est-ce que c’est vraiment moi qui suis en train de dire ça ? de faire ça ? est-ce que c’est vraiment moi qui suis au milieu de ce troupeau ? Est-ce que c’est vraiment moi qui pense ça ? est-ce que j’ai rêvé ou est-ce vraiment arrivé ? Comme tout, la réalité, c’est un truc relatif (pour nous, pauvres mortels) mais quand même, des fois, ce serait tellement facile de se retrancher dans la sienne en ignorant celle des autres, c’est si facile de flirter avec les barrières de la folie, que c'en est inquiétant: on se demande ce qui nous prévient de basculer… D’ailleurs, en parlant de folie, avant, je pensais aussi que la vraie liberté, on ne l’obtenait que comme ça… quand on est fou, on a pas besoin de s’embarrasser de ce que vont penser les autres mais finalement, dans cette vie là, le seul espace de liberté (relative) que j’ai trouvé, c’est dans ma tête et si on le barricadait avec des psychotropes, là, oui, je serais vraiment asservie… je me dis ça, moi, pour me rassurer :o)
5) La société occidentale peut-elle encore être sauvée ? (comment ? et de quoi ?)
Seconde critique « négative » qui n’en est pas une non plus puisque de toute façon, tout est ambivalent dans ce film donc finalement, il y a une vraie cohérence, mais c’est ce paradoxe indissociable des groupes qui s’élèvent contre le système.
Les punks, avec toute la sympathie que j’ai pour leurs idées « anarchiques », ben... honnêtement, j’ai jamais vu plus conformiste qu’un punk… tous s’habillent pareil, pensent pareil, écoutent la même musique, partagent les mêmes valeurs, les mêmes normes… se comportent comme ce qu’ils rejettent… finalement, on échappe jamais complètement à notre instinct "social", même nous, Sycophante ! quand bien même on fait partie d’une organisation secrète du nom de la DCA prônant ce que la société désapprouve, le déchéisme, on reproduit une mini-société basée sur une structure et des référents déjà connus, balisés pour nous au préalable, comme celle de Tyler Durden, on se base sur ce qu’on nous a appris et c’est pas parce que les règles sont différentes qu’elles sont nécessairement meilleures, d’ailleurs meilleures pour quoi ? pour qui ? en référence à quoi ?
Bon, là déjà, on répond un peu non à la société occidentale peut-elle être sauvée… non, il y a des choses tellement ancrées qu’on peut pas s’en libérer… ensuite de quoi… « les possessions matérielles finissent pas nous posséder »… certes, peut-être mais je suis pas certaine que pour se libérer de ça « remettre les compteurs à zéro » soit la méthode idéale… et puis sur le plus ou moins long terme, je suis sûre que ça changerait pas grand chose. Ce qu’il faudrait, c’est qu’on soit tous assez intelligents pour s’en libérer, mais de toute évidence, on est pas prêts pour ça ! pour l’instant, on est tout juste capable de l’imaginer (« imagine no possession, I wonder if you can… ») mais le passage de la théorie à la pratique, s’il s’opère un jour nécessitera une prise de conscience bien plus profonde que ça… et ne sera pas dictée par un seul homme (ou une gentille organisation terroriste salvatrice)…
6) Le yin et le yang
Comme je l’évoquais plus haut, ce que j’aime (aussi), dans ce film ce sont tout ses paradoxes. On peut tous devenir son meilleur ami comme son pire ennemi (on a tous quelque chose de Tyler Durden en nous), le pire des misanthropes (comme toi, comme moi, comme Tyler) est aussi profondément philanthrope. J’ai adoré ce passage où Tyler pose son flingue sur la tête de Raymond en le menaçant de l’exécuter s’il n’a rien fait pour réaliser son projet oublié de devenir vétérinaire dans 6 semaines. Cette scène est un cri d’amour ! Un cri d’amour adressé à l’Humanité…
Et que dire des objectifs du "projet chao" : remettre les compteurs à zéro, laisser à chacun une deuxième chance… (mais deuxième chance de quoi ?: le hic)
C’est ça qui est beau : tous ces damnés que Tyler méprise profondément, il cherche à les sauver. Globalement, « fight club », c’est « un monde meilleur » (avec kevin Spacey et le petit garçon du sixième sens de Shyamalan dont le nom m’échappe) pour les adultes… après ça, on est pleins d’espoir (aïe), on a des envies, nous aussi, d’apporter notre petite pierre à l’édifice, de changer le monde… ce monde que l’on déteste et dont on ne peut pas se passer…
En résumé, si ce film est si génial, c’est parce que je suis persuadée que si je le regarde à nouveau dans un mois, je pourrais t’en dire autant sur tout à fait autre chose !
Au fait, si ce post n’est pas à la hauteur de tes espérances, dis-toi que l’espoir est, de toute façon, une mauvaise chose :o)










