mercredi 1 août 2007
La France qui se lève tôt
Ces derniers temps, pour s'adapter un peu au mode de vie local, vous savez tous les gens qui beuglent la nuit sous la fenêtre (j'en ai assez parlé), cette nuit d'ailleurs j'ai appris que les pompiers étaient des "chacals" parce qu'ils disaient à quelqu'un qu'il était un chacal et en fait, c'est eux les "chacals", il avait qu'à leur dire d'ailleurs, le type qui accompagnait la jeune fille qui a cru bon de répéter ça 3 fois vers 4H du mat...
J'avoue parfois, y a quand même des trucs marrants... hier soir, pendant que je pendais le linge (toujours sur la terrasse où les pigeons aimaient bien chier avant que je n'installe le parapigeon ultime (le sac de poubelle)) y a un mec qui s'est viandé en vélo dans un bruit fracassant. Son collègue a éclaté de rire, du coup lui aussi en ajoutant "HAAHAHAHAHAHAHAHA JE SUIS COMPLETEMENT BOURRE HAHAHAHAHAHAHAHAHA" (je te le confirme... :).
ça c'est l'aspect sympa... je vous avais parlé aussi de ce couple qui s'engueulaient à coup de "nan mais avec toi c'est toujours pareil... je sais pas moi, on est dans un débat d'idées, non, on peut échanger! alors ne prends pas ce ton véhément avec moi". On les avait fait fuir par un éclat de rire volontairement sonore pour souligner le ridicule de leur conversation... (même si ça changeait un peu de: "sale pute, la vie de ma mère", le plus souvent, ça ressemble à ça quand même :).
Tout ça pour dire que pour prendre les choses avec zenitude, on a commencé à se coucher de plus en plus tard nous aussi... ce qui fait que, comme nous ne sommes que des êtres humains, on se lève aussi de plus en plus tard...
Sauf qu'on a constaté que tous les matins, aux alentours de 7/8H y a toute une floppée d'ouvriers qui font des travaux dans l'immeuble d'en face qui débarquent... et eux, je pense qu'ils sont furax de se lever si tôt et ils doivent trouver ça super injuste de voir tout ces volets fermés autour d'eux alors ils aiment bien se balancer des objets lourds qui s'écrasent bruyamment sur le sol, de préférence des trucs en fer qu'ils cognent l'un contre l'autre... et qui, non contents de vous réveillez vous explose les tympans... et puis ils hurlent aussi, et puis ils se marrent beaucoup, faut décompresser quand on se lève tôt... globalement ils réussissent allègrement à battre le reccord de décibels produit par les imbéciles masqués de la nuit... et on peut rien dire, parce qu'ils travaillent et parce que c'est plus la nuit...
Alors qu'est ce qu'on est censés faire, nous, finalement, entre la France qui se couche tard et celle qui se lève tôt, quand est-ce qu'on dort???
dimanche 27 mai 2007
Le prince au petit pois
Voilà deux matins que S*cophante se réveille en se plaignant de douleurs au dos, et accusant notre nouveau matelas d'en être la cause, tout en s'étonnant que moi qui suis quand même championne toute catégories de plaintes en tout genre et hypocondrie, je ne bronche pas.
Hier soir, alors qu'il s'allongeait avec angoisse, nous découvrîmes le pot au roses... S*cophante s'exclama:
"Aaaaaaaaaaaaah mais c'est pour ça que j'ai mal au dos"
Tout en retirant de derrière lui le draps qui est censé nous couvrir mais dont on ne se sert pas étant donné qu'on crève de chaud... J'imagine bien S*cophante s'apercevoir après trois semaines de migraine qu'il se trimballe avec une enclume sur la tête :)
C'est peu charitable, mais ça m'a bien fait rire...
A noter également, qu'un dégénéré nous a fait écouter Diams pendant trois bonnes minutes (de trop) la nuit dernière, ce qui a fait reprononcer à Syc*phante le mot "paintball"... C'est sûr, un jour, on va se retrouver dans les faits divers... (j'imagine bien les gros titres: "elle l'avait prémédité sur son blog!!!" et un autre d'en rajouter "y compris mon titre").
Je pense que ceux qui ont de gros auto-radios avec de gros haut parleurs ont de très petits kikis et (comble de l'humiliation) même pas assez de thunes pour se payer une grosse voiture de substitution (heureusement parce que les gros moteurs en eux-mêmes suffisent à me réveiller). Si vous pouviez faire circuler l'info...
dimanche 13 mai 2007
La nuit, je vote Sarkozy
Ouais... faut bien que vous le sachiez... faut bien qu'on avoue...
On vient de sortir de "la montagne du destin" et ça m'a rappelé une micro conversation peu avouable de la nuit dernière.
Le contexte, c'est qu'il doit être dans les 4 heures du mat, on est enfin en train de dormir d'un bon sommeil réparateur quand nous en sommes tirés (du sommeil réparateur, donc) par des cris de bestiaux prêts à être abattus: les alcooliques du vendredi soir...
A mesure qu'ils s'approchent du bunker, on comprend qu'il pourrait s'agir d'un couple parce qu'on entend une voix masculine qui rugit et une voix féminine qui cuine. Malgré la conversation monosyllabique qu'ils semblent entretenir, on devine aussi qu'ils n'en sont plus à la parade de séduction... Notamment lorsqu'on en vient à dicerner clairement ces quelques mots:
"Ta mère, la pute".
Je m'en souviens car c'est les seuls mots que j'ai compris.
Constatant que S*cophante avait également été alerté (peut-être aussi par l'espèce d'explosif qui a dû être placé dans une poubelle et qui a fait le bruit d'un coup de feu mais qui malheureusement n'en était pas un puisque nos deux compères continuent à brailler).
J'ose une petite complainte salvatrice:
- Ils font chier tout ces connards.
Ce à quoi S*cophante me répondit sans articuler.
- T'inquiète, dans 5 minutes y a les flics et on sera tranquilles!
Merci la police.
mercredi 11 avril 2007
La nuit, toutes les émissions sont pourries
Hier soir, on a fait une petite insomnie. Du coup, on a "regardé" la télé (en tâche secondaire avec Voldo et Darwin sur nos genoux respectifs)... Le jour, c'est nul ce qui passe à la télé la plupart du temps, on est tous d'accord... mais la nuit... c'est d'un autre niveau... :)
Le plus marquant aura tout de même été cette rediffusion de "zone interdite" (quoi qu'à la réflexion, c'était ptet Capital...) spécial "gosses de riches"... qu'est ce qu'on a rigolé... on avait parfois l'impression d'être devant un remake du clip des Inconnus "Autueil Neuilly Passy" (tel est notre ghetto). Ce Vicomte Arthur, quel déconneur... on a même été sur son site après. D'ailleurs on a été assez déçus: 50€ le polo, ça fait vraiment cheap pour un produit destiné aux "jeunes cadres dynamiques pétés de thunes" (sur le retour). Youhou, j'ai une info, les pauvres aussi achètent des polos à 50€ parfois... la seule différence, c'est qu'à ce prix, ils aiment bien qu'ils soient beaux (et pas trop ringards). Je vous le concède. Une autre idée du luxe.
Je profite de cette petite parenthèse pour retirer en partie ce que je disais là (en commentaire): effectivement, l'argent, c'est pas la liberté. Trop d'argent, c'est même un putain de boulet à traîner (à part bien sûr si on a envie de se faire un boiron géant. Private joke, désolée). Tout cela m'a tout de même confirmé un certains nombres d'hypothèses que nous avions eu loisir de poser lors de nos observations (parfois participantes, c'était vrai cette histoire de Carlton, entre autres ;) c*nnoises. Notamment concernant la socialisation de l'espèce dont le leitmotiv est "c'est le fils/ la fille/ le neveu/ le cousin/ le chien de bidule qui connaît machin, truc et machintruc, qui pesait l'an dernier x millions de dollars et qui peut nous servir: on va être sympa avec lui... argh, non lui il est pauvre et il connaît personne, sert à rien, bouh". Des rapports sains pour des gens qui le sont tout autant.
CELA DIT. Quand je vois des "pauvres" qui attendent, selon leur propre aveu: "je sais pas mais il doit être connu" (même émission, hein :) juste parce que "je sais pas mais il doit être connu" semble avoir une grosse bagnole (éventuellement une nana assortie à la caisse en option), un look excentrique et des mythos gardes du corps... je me dis qu'il est tout à fait normal que ces riches même pas connus (et même que ces riches connus d'ailleurs, parce que c'est pas une raison) méprisent ces pauvres inconnus subjugués par de l'argent dont ils ne verront même pas la couleur. Je me dis surtout que c'est l'espèce humaine qui a un sérieux problème.
Passons. Le second événement télévisuel de cette nuit, aura été cette présentatrice blonde d'une émission de musique dont j'ai refoulé le nom, même chaîne, même galère. Ces grands moments de solitudes dont on pouvait appréhender le poids... on avait l'impression que d'un moment à l'autre, la caméra pouvait se casser la gueule en raison de l'endormissement du cameraman. Ses bafouillages, ses bégaiements, ses blagues flamby, sa solitude, on ne pouvait que compatir, d'autant que c'était du direct!
La télé, la nuit, ça rend aussi misanthrope.
dimanche 4 mars 2007
L'alcool rend sourd
Oui, l'alcool rend sourd, ça devrait figurer sur les bouteilles, au même titre que "fumer tue" sur les paquets de cigarettes... l'alcool rend forcément sourd sinon, comment justifier du fait que les alcooliques du samedi soir se sentent obligés d'hurler dans la rue à chaque fois qu'ils tentent de communiquer... ou alors l'alcool rend agressif? beaucoup de gens ont "l'alcool mauvais" en tous cas par ici... Leurs disputes de cours d'école maternelle seraient comiques si elles n'étaient pas tragiques.
Quand je ne me fais pas réveiller par un gros connard de merde "méchant" pour reprendre mon terme de l'autre nuit, quand je ne me bats pas avec "Freddy au pays des Bisounours" (Gourdine's copyright) je me fais réveiller (en ce moment) par des crampes ou début de crampes... (je suis sûre qu'en disant ça quelqu'un va me trouver une explication médicale pas trop flippante et me donner un conseil d'enfer pour éviter les crampes nocturnes... non? tant pis.)
Quand ce ne sont pas les crampes, c'est une version névrotique (phobique) du "je tombe dans un trou noir": au lieu de "tomber dans un trou noir", je me fais renverser par un camion ou une voiture... la dernière chose que je vois avant de me réveiller en sursaut, ce sont des phares et le véhicule qui s'approche... ah oui, et puis il y a aussi la version train... lors du dernier voyage de nuit que nous avons fait (ce devait être en janvier), je me suis réveillée en sursaut et il m'a semblé, en criant mais apparemment non parce que personne n'a bronché (en tous cas, je me suis retrouvée assise sur ma couchette) parce que j'étais en train de rêver qu'on était avec le chauffeur du train, dans sa cabine et qu'on voyait un train arriver en face, le chauffeur ne voulait pas freiner car il disait que ce n'était pas à lui de le faire, on criait, et toujours ces phares et ce réveil angoissé...
Je n'aspire désormais qu'à une chose: faire mes nuits. Puissent mon cerveau et les putains de crétins de merde méchants qui hurlent dans la rue la nuit entendre le message.
mardi 20 février 2007
Boire pour ne pas se faire oublier
Franchement, avec tous les alcooliques qui sont passé hier soir sous nos fenêtres, j'ai dormi comme un bébé...
J'aime essayer de m'endormir avec une migraine quand deux connards en état d'ébriété sont en train de se chamailler à propos d'une histoire de scooter rayé (le tout pendant plus d'une heure), en attendant l'intervention "musclée" du parton du bar pour lui rétorquer quelque chose qui ressemblait à "c'est lui qui a commencé"... à trente voire quarante ans, ça commence à devenir craignos...
J'aime aussi être réveillée vers 2 heures du matin par une manifestation d'un individu tentant vainement de faire de la propagande pour... le front national (!!!) à coup de "vive lepen" (!!!). Spica va encore dire que je cherche à gonfler mes stats en citant des noms de candidats alors tant qu'à faire, je vous mets aussi le lien du blog d'Olivier Besancenot, histoire de ne pas avoir retranscrit ça pour rien ;)
Mais ce que j'aime par dessus tout, c'est quand vers 4 ou 5 heures, un camion de livraison s'arrête sous la fenêtre tandis que les livreurs déchargent plus que bruyamment leur marchandise pour le bar d'en face (peut-être même des boissons qui serviront à bourrer la gueule des crétins congénitaux qui hurleront leur bêtise la nuit prochaine sous cette même fenêtre).
Cela dit, il y a des gens apparemment "sobres" qui dès 7 heures du matin se mettent à crier à chaque fois qu'ils tentent de communiquer avec leurs pairs...je pense à une épidémie de surdité... si vous avez un moyen d'enrayer le problème, je suis preneuse
C'est aussi ça le C*nnes du glamour... :)
samedi 12 août 2006
Luttons contre l'insécurité du sommeil
Cette nuit, devinez quoi... nous nous sommes encore fait réveiller par un connard poète, dont les vers, laissez moi les restituer, ressemblaient un peu à :
"espèce
de connard, batard, fils de pute, descends, tu ferais moins le malin si
t'étais en bas, tu bouffes la chatte à ta mère, ta race", le tout,
en boucle avec quelques variantes dont je vous laisse imaginer le
contenu. Oui, je sais il y a assez peu de conjonction de coordination,
de verbes, cela paraît assez déconstruit mais nous allons mettre ça sur
le compte de l'alcool... Rimbaud, Verlaine et bien d'autres carubraient
à l'absinthe, ne l'oublions pas...
Nous n'entendions qu'assez
peu son interlocuteur, qui, j'imagine, s'était réveillé avant nous et,
exaspéré par les bruits que devait faire notre percutionniste en
donnant des coups dans les poubelles, avait dû tenter de lui expliquer
que, oui, même en centre ville, même à C*nnes en plein mois d'août,
parfois, des gens dormaient à 4 heure du matin...
Après 10 bonnes minutes de hurlements vint un dernier cri suivi d'un silence appaisant, la police était arrivée... merci les caméras de surveillance à tous les coins de rue, merci la police d'être... laissez moi réfléchir... partout!
Nous risquâmes un "aaaaaah" de soulagement et Syc*phante conclut tout haut ce que je pensais tout bas "aaaaah merci la police"... la nuit réveille indéniablement notre côté obscur...
Bon et puis rassurez-vous, un quart d'heure plus
tard, un peu plus loin d'autres alcooliques anonymes se lancèrent dans
une nouvelle bataille, les choses revenaient dans l'ordre, en attendant
une nouvelle intervention de nos gardiens du sommeil...
dimanche 6 août 2006
Tu t'es vu quand t'as bu? (parce que moi, je t'ai entendu, espèce de connard de merde)
Notez que j'aurais également pu choisir la catégorie "qu'est-ce que la connerie" pour parler des nouveaux locataires de l'immeubre et puis aussi, un peu de ceux qui sont à l'extérieur... Maintenant l'ennemi a pénétré les murs... ils sont épais les murs mais cela n'empêche pas qu'on a passé une bonne partie de la nuit à échaffauder des plans inhumains pour se débarasser des nouveaux locataires, fautes de pouvoir dormir...
Comment décrire ces nouveaux locataires? Il y en a plusieurs types en fait... il y a ceux d'en face qui écoutent de la musique de merde toute la journée, fort mais qu'heureusement, on entend que sur le pallier, et puis qui cuisinent des trucs qui puent aussi et puis qui claquent la porte d'en bas comme des sauvages - mais ça tout le monde le fait (à part nous) alors pourquoi leur jeter la pierre? - et puis... ah oui, et puis ils parlent très fort dans le couloir, comme s'ils ne pouvaient pas la fermer deux minutes, le temps de monter...
Il y a les italiens d'en haut qui répondent au stéréotype selon lequel les italiens parlent beaucoup et parlent fort (c'est bizarre, S*cophante est à moitié italien, moi un quart, mais on arrive à contrôler nos gênes)... oui, même au milieu de la nuit, alors que la soirée fut manifestement arrosée, ils arrivent à hurler dans les escaliers et faire le bruit d'un troupeau d'éléphant alors qu'il faudra se rendre à l'évidence, ils ne sont que deux...
Il y a également des français sur le palier du dessus, décérébrés. Il y a une famille de beauf et puis des jeunes aussi, beaucoup de jeunes, qui doivent manifestement vivre dans des cavernes puisque quand ils entrent dans le couloir au milieu de la nuit, ils commencent par hurler "aaaaaaahhh yeeeechl (il y a beaucoup d'onomatopées inintelligibles dans leurs langage, ils ont quelque chose de bestial) y a pas lumiiiièèèèèèèèèreeeeeeeeeeeeeeuuuuu" (sans avoir l'idée seuls d'appuyer sur l'interrupteur. Les ravages de l'alcool... et puis il y a toutes ces filles aux rires hystériques et aux cuinements insoutenables qui donnerait envie au plus hétérosexuel des mâles de devenir homosexuel...
Pendant que je proposais à S*cophante un plan buisness à la "Hostel" dans lequel on louerait des caves pour torturer les touristes, certains français du dessus se mirent à entonner un "joyeux anniversaire" à vous filer des boutons! l'idée qu'on puisse être tenu éveillé pour la célébration d'un évènement aussi désastreux que la naissance d'un connard de plus nous rendait assez amers...
et dire que je venais de finir "et si c'était vrai...", les larmes aux yeux (Rêves d'été si tu veux en discuter... :), c'que l'humanité peut-être schizophrène...
mercredi 19 juillet 2006
Merci les bleus!
Ce matin, je me suis faite tirée du lit (il faut lire les phrases jusqu'au bout) par un mec bourré qui rappelait à une dame, pour une raison qui m'échappe, qu'elle n'était pas de première fraîcheur.
"T'as quel âge??? t'es vieille!! 60 ans! combien? 40 alors hahahaha" et puis il ponctuait son discours en donnant des coups avec une barre en fer (ça me rappelle un peu Jamel et Gad Ellemaleh avec le sketch de "la barre de fer" :) dans quelque chose qui était sans doute en fer (j'avais le son sans l'image).
Honnêtement, là vous pensiez que j'allais me plaindre mais je trouve, pour avoir vécu la période festival qu'avec la fenêtre ouverte, un réveil matinal, c'est plus que raisonnable (d'ailleurs pourquoi personne n'a fermé la fenêtre depuis que Lol* l'a ouverte avant-hier soir? c'est une question que je me pose... trop chaud pour se lever? ça doit être ça. Au bunker, si vous déplacez quelque chose, sachez qu'il restera déplacé (d'ailleurs le livres tombés de l'étagère l'autre nuit sont toujours affalés par terre et nous les enjambons chaque jour pour accéder à la chambre du PC (qui cohabite avec nos vêtements)). Rappelons que nous avions désigné le paresseux comme notre animal fétiche... :) au moins on s'engueule pas pour le rangement. D'ailleurs on s'engueule pas, c'est beaucoup trop fatiguant (ne serait-ce que pour trouver des sujets d'engueulade :)
Bref où voulais-je en venir? Oui ça y est. Je n'ai pas vécu C*nnes en été les autres années mais S*cophante et ses mémoires d'agoraphobe sont là pour témoigner du caractère insupportable de la situation: habituellement, il y a des gens partout. Cette année, il y a des gens mais finalement pas beaucoup plus qu'à M*tz (haut lieu du tourisme germanique :). On est tranquille.
Et justement (transition à retardement) en parlant de L*lo quand il a ouvert la fenêtre qu'on a pas refermé depuis, S*cophante lui faisait part de cette observation et L*lo nous répondit que c'était "à cause de la coupe du monde". La théorie (hypra gore) avancée était que les gens avaient investi dans des écrans plasma de taille proportionnelle à leurs économies (ou à leurs rentrées d'argent grâce aux paiements en trois fois) pour regarder la coupe du monde et n'avaient plus les moyens de partir en vacances. Je voulais donc publiquement, moi aussi, remercier les bleus pour leur contribution à la qualité de notre séjour à C*nnes. Ceci étant, je trouve cette déduction un peu utopiste (non, c'est pas utopiste que Monsieur Bidochon prive sa famille de vacances pour regarder ses matchs tranquille sur grand écran, ce qui l'est c'est de penser que Monsieur Bidochon, sans ça, aurait eu les moyens de financer des vacances à C*nnes). Je ne voudrais pas être pessimiste mais avec la situation sociale du moment, je pense que même sans coupe du monde les rues c*nnoises (comme toutes les rues des villes touristiques) se seraient retrouvées délestées d'une partie de la masse. C'est assez logique parce que finalement pour le nanti moyen d'aujourd'hui (le smicard: ce n'est pas péjoratif, ça veut dire qu'il a un travail contrairement à une bonne partie de ses congénères), s'il n'a pas de la famille/ des amis/ un toit sur la tête en arrivant ici doit forcément être un peu psychopathe pour venir parce qu'en comptant le logement, la nourriture et les activités autre que s'entasser sur une plage tout de même un peu surpeuplée, s'il reste un peu plus d'une semaine, notre nanti se retrouvera rapidement interdit banquaire... En fait, s'il faut remercier les bleus, c'est surtout pour avoir caché la misère pendant quelques semaines.
D'ailleurs, hier, comme nous sommes resté chez la mère de S*cophante un peu plus longtemps que prévu, nous avons eu la "chance" de visionner... le journal de 13h sur TF1 (en fait, la mère de S*cophante nous a allumé la télé et comme on ne défait pas ce qui a été fait, on a regardé cf. plus haut). Nous nous sommes bien marré (nerveusement) en regardant la diversité des reportages proposés: la culture des tomates dans l'arrière pays niçois, les stage de natation pour enfant dans le Var, les plans canicules et puis aussi le camping (S*cophante me fit remarqué à juste titre "oui donc en gros, ils ont envoyé une équipe en vacances sur la côte d'azur et ils font les reportages avec les moyens du bord"... le pire, c'est que c'était ça) . Qu'il est bon de constater qu'au pays d'Etienne Mougeotte, tout va bien. Il ne se passe rien d'important dans le monde à part ces gens qui s'entassent dans des tentes ou des caravanes, dorment à même le sol, se plaignent de la chaleur et payent pour ça. C'est peut-être leur façon de nous parler de la misère... implicite mais efficace. Ce qu'il y avait de tragi-comique là dedans c'était les témoignages, notamment ce couple qui expliquait combien ils souffraient de la chaleur parce que voyez-vous, ils n'ont pas l'habitude, ils habitent à la montagne... La question, évidemment c'est "pourquoi avoir quitté leur verdoyante montagne pour un morceau de terre brûlé sur lequel ils ont installé tant bien que mal une habitation précaire dans laquelle ils disent eux-mêmes souffrir?
On est jamais contents de l'endroit où on est. Merci les bleus de réussir à museler la masse.
dimanche 21 mai 2006
Quand la musique s'est arrêtée
Cette nuit, pour changer, nous avons été victimes de nuisances sonores multiples, arrivés à un taux d'exaspération déraisonnablement élevé, notre courroux est tombé sur une grosse voiture rouge dont les occupants écoutaient de la techno "à fond la caisse", tant et si bien que nos vitres tremblaient et qu'on avait l'impression d'être en plein séisme. Que les connards écoutent de la merde, je le conçois, qu'ils en fassent profiter tout le monde, cela devient agaçant, qu'ils fassent ça au milieu de la nuit, c'est criminel. Voilà pourquoi cette nuit, nous sommes partis en expédition punitive sur le balcon, armés du sceau dont l'eau avait eu le temps de mascérer suffisamment pour former une substance blanche relativement suspecte à la surface.
En une fraction de seconde, notre arme de construction massive (nous n'aspirons à près tout qu'à la rééducation sociale des inadaptés) avait atteint sa cible, nous entendîmes un cri, la musique s'arrêta et le conducteur nous gratifia d'un "encuuulééééééééééééééééééééééééééééééééééééé" jouissif (pour nous ;o).
Nous nous sommes recouchés sereins, en paix avec nous même...
Jusqu'à ce qu'à 6 heures du matin, une symphonie de cris orchestrés par le voisin d'en face qui battait la mesure à coup de "connard!!" prononcés distinctement à intervalles régulières, un accrédité poursuivait deux individus non accrédités en hurlant "fuuuuuuuuuuuuck oooooooooooooooooooooooooooooff".
S*cophante surveilla, au cas où "quelqu'un serait en train de se faire tuer", je vous avoue qu'à 6 heures du matin, avec les nuits agitées qu'on passe, j'aurais tendance à penser "qu'il crève, qu'ils crèvent tous".
Après le jet du sceau d'eau S*cophante (presque) prit de remords me dit "tu vois, c'est pas normal qu'on ait des réactions comme ça, l'air de rien, c'est pas très normal ce qu'on vient de faire, on s'abaisse à leur niveau". C'est vrai, il a raison. Je crois vraiment que la surpopulation, ça rend fou (j'ai d'ailleurs eu une crise d'angoisse l'autre nuit (je n'arrivais plus à respirer, j'étouffais) tellement je ne supportais plus les gens, le bruit, ce qui est horrible, c'est que j'aime voir des gens, discuter avec des gens, y compris des gens que je ne connais pas, mais quand vous êtes au milieu d'une foule dès que vous sortez de votre bunker, quand on vous bouscule toute la journée dans tous les sens (sans s'excuser, cela va sans dire... à chaque fois c'est moi qui m'excuse d'être bousculée, ce qui a le don de m'énerver), vous en arrivez à un point où vous ne supportez plus personne, vous n'avez plus envie de leur parler, vous n'avez même plus envie de leur sourire, vous avez envie de les claquer, tous, alors évidemment, quand même la nuit on vous sort de votre sommeil réparateur parce qu'écouter de la musique de merde à un volume normal c'est inconcevable, (forcément, ces gens là ne doivent rien avoir à dire donc à se dire, il faut combler les blancs) ça a vraiment tendance à vous faire partir en vrille. Ce qu'il y a d'a moitié rassurant/ à moitié flippant c'est qu'on est pas les seuls à péter les plombs, nous en avons eu la preuve plusieurs fois avec des voisins qui nous devançaient en gueulant...





