mardi 3 octobre 2006
Goodbye's the saddest word I've ever hear
Je sais que j'étais supposée consacrer mon prochain post à la rencontre des 48 000 mais il vient de se passer quelque chose de grave.
Ma compagne, mon amie depuis plus d'une décénie vient d'expirer dans d'atroce souffrance... ;(
FLASH BACK:
J'avais une dizaine d'année, peut-être un peu moins quand on m'offrit un jeu de couverts Mickey et Minnie. Plus précisémment il y avait une fourchette et un couteau Mickey et une cuiller à café et une cuiller à soupe Minnie. La cuiller à café, comme de nombreuses consoeurs à elle dûe se perdre dans un pot de yaourt qui attéri malencontreusement à la poubelle. Le couteau se brisa sur un steak haché il y a longtemps déjà... Restait, si vous avez bien suivi, la fourchette et la cuiller à soupe. Cette dernière peu utilisée est encore intacte tandis que la fourchette, que j'utilise quotidiennement depuis que je l'aie (!!!) elle était usée... Pour être encore plus précise, j'étais la seule à savoir qu'il y a bien longtemps, le manche de cette fourchette arborait fièrement un petit Mickey en culotte courte et rouge. Je veillais jalousement sur elle et malheur à qui tentait de me la subtiliser...
Tout à l'heure, en mangeant, celle-ci se brisa sur un morceau de saucisson italien. Je n'ai pas pu regarder lorsque ma mère la conduisit religieusement vers sa dernière demeure... J'en suis encore toute retournée...
Alors je tiens à le dire publiquement, ma chère fourchette, jamais je ne cesserai de penser à toi, à tout les succulents mets que tu m'a permis d'avaler, crois-moi, ils n'auront plus jamais le même goût...
Je préfère vous laisser sur le récit de ce mélodrame tant j'ai du mal à m'exprimer suite à ce choc émotionnel d'une intense violence.
jeudi 3 août 2006
Je crois à mon étoile...
"Demain soir, c'est la nuit des étoiles filantes" m'anonça hier après-midi, Sycoph*nte... Si Comme vous êtes super forts, vous aurez donc compris que c'est ce soir... Ce soir, le moment de faire les voeux qui vous tiennent le plus à coeur, parce que, comme chacun sait, si vous faites un voeux quand vous voyez une étoile fillante, il se réalise... et croyez-en ma vieille expérience, c'est infiniement plus fiable que les chaînes à la con que vous recevez par mail. Quand bien même ces dernières sont toujours accompagnées de petits chats mignons (ou pas si on s'appelle John Locke) dans toutes les positions qui vous disent que vous êtes leur ami, ce sont des chaînes à la con...
Comme je vous vois incrédules, je vais vous raconter une jolie histoire qui m'est arrivée quand j'étais petite... (non, ce n'était pas l'année dernière, ça fait entre 15 et 20 ans pour tout vous dire (plus 20 que 15 d'ailleurs, quand j'y pense...).
Il y a donc plutôt 20 ans que 15, j'étais partie en vacances avec mes parents, je ne sais plus où mais je crois que c'était quelque part en France. On était dans un hôtel qui ne servait à manger que des choses que je n'aimais pas (c'est à dire, ni de pâtes, ni de frites). Et puis un soir, on était dehors à faire je ne sais plus quoi avec plein d'autres gens, et j'ai vu une étoile filante... Quelqu'un m'a dit de faire un voeux, j'ai fais un voeux.
Le lendemain matin, n'y tenant plus (j'avais (déjà) beaucoup de mal à me taire), j'ai demandé à ma mère si elle voulait savoir quel était mon voeux. Malgré sa curiosité, elle m'a informé du fait que si on les raconte, les voeux ne se réalisent pas... Comme dans ma tête, les dés étaient déjà jetés, je lui ai quand même dit "j'ai souhaité qu'on ait des frites à manger à midi".
Croyez-le ou non, au déjeuner, on nous servit un délicieux plat de frites, pour la première fois de tout le séjour...
Ma mère me fit alors cette remarque extrêmement matérialiste (qui ne lui ressemble pas) "en rigolant" : "dis donc, t'aurais pu souhaiter qu'on gagne au loto hihi".
Oui, j'aurais pu souhaiter qu'on gagne au loto, j'aurais aussi pu souhaiter la paix dans le monde, l'eradication de la famine, que les êtres humains cessent d'être omnubilés par l'argent et le pouvoir (cf. la paix dans le monde), que Zidane ne foute pas ce coup de boule durant la dernière coupe du monde, que les moustiques disparaissent de la surface de la terre, la résorption du trou de la couche d'ozone, l'égalité entre les Hommes (cf. la paix dans le monde), obtenir plus d'un voeux, des vaccins pour tout le monde, accessoirement un vaccin contre le sida (et contre toutes les pathologie à venir, la grippe aviaire, par exemple), et puis tiens, soyons fous, l'abolition de la peine de mort, carréement... enfin, qu'on meurre plus quoi, sauf si on veut vraiment, parce qu'il faut rester libre, en contre partie, le contrôle des naissance, qu'il y ait un remède contre la connerie, et puis un aibo de chaque couleur aussi... oh et puis pour se faire plaisir un sabre laser et un distributeur d'M n' M's qui ne se vide jamais (bon, on en revient quand même à la bouffe...).
Il ne fait nul doute aujourd'hui qu'une instance supérieure (dieu?) m'avait conféré tout ses pouvoirs, ce soir là... un coup de pocker, "je leur donne un moyen de s'en sortir, on verra ce qu'ils en font" mais ce soir là, je n'avais que 5 ou 6 ans et j'ai décidé de sacrifier l'humanité pour un plat de frites, qu'elle me pardonne...
Désolée, je vivais avec ça sur la conscience depuis trop longtemps ;)
lundi 19 juin 2006
Lettre à mes meilleures ennemies
Malgré la présence de mon anti-dépresseur le plus fidèle, j'ai passé une journée de merde. Une journée de merde comme je n'en avais pas vécu depuis longtemps. Pourtant tout va bien, les bonnes nouvelles pleuvent de toutes parts, je n'ai aucune angoisse particulière en ce moment... seulement parfois, un ensemble de petits évènements insignifiants peuvent arriver peut-être pas à vous sapper le moral mais à vous stresser pour la journée...
Ce matin, je me lève, il pleut, pas une petite averse de trois gouttes, non la cascade et évidemment... c'est aujourd'hui que je devais sortir pour aller à une réunion à la fac (évidemment, je n'ai jamais à sortir les jours de grand soleil). Je m'extrait donc douloureusement de mon lit, je pars me préparer en m'habillant chaudement (parce qu'ici, porter un débardeur un jour ne signifie pas que la doudoune ne sera pas de rigueur le lendemain, comme l'a observé S*cophante ce matin, ici, le temps est lunatique).
Vers une définition personnalisée de la connerie: le cas PI.
Nous passons donc sous la pluie battante à la gare, on prend nos billets et on attend bien sagement que le train passe... et puis mes yeux se mettent à lorgner au hasard sur le quai d'en face quand soudain, je l'aperçois... oui, c'est bien elle: c'est PI... PI soit 3,14159265... de QI. PI. Resituons: au collège j'étais une adolescente de type rebelle/passive à savoir je ne branlais rien, je ne n'adressais la parole qu'à des personnes soigneusement séléctionnées, et en retour, je demandais simplement qu'on ne m'emmerde pas. C'était valable pour le corps enseignant, ça l'était également pour mes chers collègues submergés par leurs hormones au point d'être totalement dépourvus de personnalité et surtout... surtout de sens critique (mais je pense que pour certains, ce constat dépasse largement le cadre déculpabilisant de l'adolescence). PI était l'une de ces collègues et pas des moindres... puisque contrairement à moi qui restait silencieuse en "en pensant pas moins", elle avais sans cesse sa grande gueule ouverte mais ne pensait pas du tout.
PI c'était son nom de code dans les lettres que j'envoyais à ma cousine à l'époque, ça venait de "pire enemie" (oui, normalement c'est PE mais PI ça passait mieux) je ne parlais pas souvent d'elle mais quand j'en parlais c'est comme ça que je l'appelais... j'aurais aussi pu choisir "grosse guenon décérébrée" mais son identité eut été trop facilement devinable...
Avec du recul je regrette tout de même de l'avoir appelé ainsi car être l'ennemi de quelqu'un suppose tout de même avoir une existence pour cette autre personne, or PI ne devrait pas exister pour moi. Elle ne le mérite pas. Et surtout, c'est une "philosophie" sociale à laquelle je tiens: soit tu es mon ami (avec différents grades selon les années de services, le nombres d'interactions, les qualités, la force des liens), soit tu es une connaissance, soit tu n'existe pas pour moi. Dans mon échelle "relationnelle", il n'y a théoriquement pas de place pour la haine, parce que la haine est un sentiment et les personnes qui l'inspirent ne mérite pas qu'on éprouve quelque chose en les voyant... et pourtant, je crois que c'est incontrôlable, il y a une force obscure en moi, c'est comme ça, il y a des gens qui m'inspirent du dégoût et quand je les vois sur un quai de gare, je ne les pousserais pas mais je ne les aiderais pas non plus s'ils venaient à tomber sur les rails...
Bref, vous vous demandez sans doute ce que PI m'a fait pour mériter un tel statut dans ma non estime: pas grand chose concrètement mais à certains âges ou dans certaines situations, les choses ont plus d'importance... PI comme je le signalais plus haut a été ma "camarade de classe" pendant deux longues années au collège (=deux longues années qui n'étaient pas parmi les plus glorieuses dans ma vie), ce qu'elle faisait c'était essentiellement assassiner chanter les tubes anglophones du moment (évidemment dans un anglais plus qu'approximatif) entendus et approuvés par l'ensemble du "groupe", qui ne voulaient rien dire (c'est bien le principe d'un tube: d'ailleurs il y avait cette chanson que j'ai pris en horreur: no limit... vous vous rappelez "no no no no no no no no no no no no no no let's go limit" (le parolier était fonctionnaire), il y avait aussi les aires de "mouillage" en tout genre "il est beeeeeeeeaaaaaaaaaaaaaaaaau ce mec!troooooop cooooooooooooooooool!! troooooooooooooooop canoooooooooooooooooon"+cuinements (on voit même ses yeux derrière ses boutons): au collège, je suis devenue misogyne à force de fréquenter le vestiaire des filles, et puis il y avait surtout des blagues stupides à longueur de journée, qui s'il y avait eu une once de bon sens dans l'assemblée lui aurait au moins valu 10 tonnes de cartons de tomates (mais comme j'aime les tomates, je lui aurais plutôt envoyé des cailloux (voire des rochers), parce que ça fait plus mal aussi). Seulement mes autres camarades de classe, pour la plupart, étaient ce qu'ils étaient, et étaient très bon public... Si vous aimez le comique de répétition, l'absurde mais qui s'ignore, vous auriez adoré les sketchs de PI... je pense qu'aujourd'hui, elle m'aurait fait rire ou elle m'aurait désespérée, tout simplement, mais elle ne m'aurait pas agacée comme elle le faisait à l'époque... j'étais conneritophobe à cet âge là.
Il faut savoir également qu'à l'époque, comme aujourd'hui, sauf que je le fais maintenant avec plus de subtilité, je fuiais les cons, donc je fuiais PI, je fuiais le public de PI, je fuiais environ 95% de mon établissement scolaire. Ma manière de les fuire était de ne pas leur adresser la parole et l'injonction tacite qui accompagnait ce silence était que cela reste réciproque. Malheureusement, ça n'était que rarement le cas et j'avais régulièrement droit, principalement de la part de PI à des remarques futiles et insipides dont je n'ai toujours pas réussi à identifier l'objectif profond mais qui visaient manifestement à me faire comprendre que je n'étais pas "normale"... Parce qu'être "normale", c'était s'habiller en noir (j'ai toujours détesté le noir, ça tombe mal), se maquiller pour faire comme les grandes (d'ailleurs, j'ai toujours regretté de ne pas avoir répondu à l'une de mes camarades, pleine de bonnes intentions, qui ne comprenait décidément pas pourquoi je "ne faisais aucun effort" en ne me maquillant jamais, quelque chose que j'avais sur le bout de la langue à ce moment là, mais j'ai pas osé parce qu'encore une fois, J'aurais été la sauvage: "je ne me maquille pas parce que je n'ai pas d'acné à cacher, MOI"... depuis, je n'ai d'ailleurs jamais mis de maquillage d'aucune sorte parce que c'est une perte de temps, ça sert à rien et dans la majorité des cas ça ne plaît même pas aux personnes à qui c'est censé plaire: le sexe fort... parlons en)... ah oui et puis la normalité, ça consistait aussi à fantasmer sur LE bad boy du collège, celui qui prétendait passer ses week end à cambrioler des maisons, celui qui se battait (un vrai mec quoi), celui qui sortait le samedi soir jusqu'à au moins 11H heures et même... qui avait une mobylette! celui qui fumait aussi. C'est ça la classe. (nous avons d'ailleurs eu un débat là dessus pas plus tard qu'hier soir devant le "faites entrer l'accusé" sur Guy Georges qui compte, paraît il ses admiratrices par centaines: pourquoi les filles aiment-elles les bad boys?).
Bref, nous reviendrons à la paradoxale psychologie féminine à d'autres moments, je conclurai simplement en disant que je n'aimais pas PI parce qu'elle était pleine de défauts (elle était conne mais elle ne le savait pas, elle était très grande gueule (mais pour pas dire grand chose et surtout pas grand chose d'intéressant (voir aussi "néant"), elle se mêlait souvent de ce qui ne la regardait pas, c'est pas de sa faute mais son physique particulièrement disgrâcieux était à la hauteur de ses qualités humaines... d'ailleurs j'en profite pour tordre le coup à ce préjugé là: non, les gens laids ne développent pas automatiquement de grandes qualités humaines, j'ai même rencontré énormément de gens laids, antipathiques, stupides, égoïstes, hypocrites, à l'égo démesuré etc. etc. cf. crotte de nez... la plupart des gens cumulent! par contre les hawaïan trop*c g*rls sont vraiment connes, je peux vous l'assurer (quoi? ça fait longtemps que j'avais plus fait de post misanthropes, j'ai du retard à rattraper! ;) je disais donc: je n'aimais pas PI, elle me le rendait bien mais que notre non aimage respectif est arrivé à une période de la vie où on est beaucoup plus sensible (et rancunier), ce qui fait que 10 ans plus tard, j'éprouve encore, quand je la vois, une espèce d'envie sournoise de la noyer, l'immoler par le feu, l'égorger... mais je promet qu'un jour, j'irai chez un psy... ou pas.
Son train arrive sauvant mon regard innocent de cette insoutenable vision, puis c'est au tour du nôtre, à l'heure, croyez le ou non. Nous somnolons pendant une demi heure et arrivons à la gare (d'arrivée). Je m'aperçois que j'ai pris mon parapluie pour rien puisque la pluie s'est arrêté, mais avant de pester à ce sujet, je voudrais vous narrer cet incident:
Le petit nuage noir qui nous poursuivait
Pour ceux qui n'auraient pas suivi cette affaire non classée palpitante, je rappelle qu'un jour sous le soleil c*nnois flottait un petit nuage plein de pluie qui nous poursuivit jusqu'à la plage et ne se retira qu'au moment où nous franchissions, résignés, la porte du bunker, dans le sens du retour. Hé bien figurez vous qu'il nous a accompagné le petit nuage!
Alors que nous arrivions à proximité de la fac, nous tombons sur une affiche du remake de "la coline à des yeux" qu'il faut qu'on voit absolument etc. Je ne me rappelle plus de l'enchaînement mais je sais qu'il fut question du "labyrinthe de pan", de sa date de sortie et que nous ont l'a déjà vu nananananèèèèèèèèèèèèère. Ce petit narguage a dû agacer notre nuage fan de mad movies puisque sans raison, une cascade nous tomba sur la tête... la grosse averse avec la pluie qui mouille bien... ce qui nous rend parano là dedans? c'est que ça s'est arrêté dès qu'on a ouvert le parapluie et puis ptet aussi le fait qu'on était les seuls sur ce trottoir là et qu'on était les seuls à avoir une capuche deux pas plus loin, parce qu'on était les seuls à avoir été mouillés! si vous avez une explication...
Ensuite, tout se passe comme je veux: je récupère des livres dans le bureau de mon "direct*ur de th*se", je trouve l'endroit de la réunion, tout le monde est sympa (bien que je trouve certaines personnes un peu trop résignées voire laxistes... notamment en ce qui concerne le plagiat... dire que j'ai pris la tête à un étudiant pendant plusieurs mails en lui faisant la morale à cause d'un copier coller internet, en parlant de "malhonnêté intellectuelle" gnagnagnagna alors qu'il avait au moins l'excuse d'être étranger... sans déconner, je trouve ça super choquant que le copier coller devienne une norme au point qu'au pire, les étudiants encourent une diminution de leur note quand on les prend "la main dans le sac"... moi aussi j'ai un grand poil dans la main mais ça me serait jamais venu à l'esprit!
Et puis sans parler du nivellement par le bas sur un tas de points... (faisant partie, étant le fruit même, de ce processus, je ne m'en plaindrais pas, je n'aurais peut-être pas pu faire de th*se, à l'époque de nos grands-parents voire parents, ne serait-ce qu'en raison de mon aversion pour une certaine culture classique... je regarde plus de delarue que je ne lis lacan, est-ce que ça fait de moi un monstre? oui, bon ok...)
Une histoire de crotte de nez
Bref, passons, je rejoins ensuite S*cophante et comme je suis sortie en retard de la réunion, nous décidons de manger sur place: au Subway (rappel: depuis "fast food nation", S*cophante a décidé de boycotter le mac do donc nous nous sommes fidélisés au Subway au point qu'à C*nnes le serveur sache quelle sauce on va prendre sans nous le demander). Alors que je mangeais paisiblement mon Subway italien BMT sauce mayo, à défaut de MA sauce tomate basilic c*nnoise, une nouvelle vision d'horreur me glaça le sang: crotte de nez mangeait en face de moi!!!
Un autre nom pour une autre pathologie. Crotte de nez, elle, je l'ai rencontrée à la fac, d'emblée je ne l'aimais pas, elle était prétentieuse, autoritaire, fayotte avec qui pouvait lui apporter quelque chose (=souvent le corps enseignant) hypocrite, des valeurs pseudo-élitistes complètement has-been, le culte du "pouvoir et de l'argent" mais sans réel pouvoir et sans réel argent (exemple: lorsqu'elle parlait de ses "amis", elle mentionnait systématiquement leur profession de cadres sup (limite leur salaire) et plus si affinités, ça avait le don de m'agacer). Et puis une ancienne copine qui n'en est plus une m'a convaincue que j'étais peut-être un peu rude, qu'elle non plus ne l'aimait pas au départ, mais que finalement c'était quelqu'un de bien (tout ça sur fond d'antisémitisme que je n'avais pas perçu comme tel à l'époque: "c'est son éducation, c'est sa religion qui fait qu'elle est comme ça") etc.... A défaut de mieux dans ma promo de l'époque, je me suis mise à la fréquenter. Au bout d'une ou deux semaines, je m'étais presque habituée à elle, elle commençait à se confier, à me parler de sa "collègue", de toutes les misères qu'elle lui avait faites durant ces longues années de fac que nous venions de passer etc. etc. Et puis cette collègue là, il fallait voir, elle lui parlait sur un ton méprisant, je n'irai pas jusqu'à dire que j'appréciais "la franchise" avec laquelle elle le faisait, je n'étais pas dupe, elle lui parlati comme ça parce que ladite collègue ne lui répondait pas (tiens, ça me rappelle mon histoire avec PI... vous avez dit transfert?).
De fil en aiguille, j'ai pu constater l'ampleur du désastre, elle était manipulatrice, souffrait d'un complexe de supériorité difficile à égaler, quant à ses "valeurs", j'en ai assez parlé... mais elle n'était pas assez intelligente pour cacher tout ça...De fil en aiguilles elle a finit par vraiment me gonfler et de semaine en semaine, je me suis retrouvée dans une situation peu enviable où j'étais obligée de la supporter parce que des gens que j'aimais bien semblaient bien l'aimer et ma froideur devenait du pain béni pour elle car ça lui permettait de jouer les victimes, comme elle l'avait fait avec moi au départ... j'essayais de me contrôler mais ça devenait de plus en plus insoutenable, au point que sa simple respiration suffisait à me donner envie de lui arracher les yeux et de les lui faire bouffer (beaucoup de violence dans ce post :).
Ah oui... vous voulez peut-être savoir pourquoi elle portait le doux surnom de "crotte de nez"? hé bien tout simplement parce qu'elle consommait les siennes... sa distraction favorite était de plonger ses doigts dans ses larges narines pour en extraire un met qu'elle semblait apprécier au plus haut point... dégueu? oui, ça la caractérise bien.
Le stress aidant cette année universitaire aura été un véritable désastre "amical" ou plutôt enneminal... crotte de nez fut ma seconde et dernière ennemie à vie pour le moment... who's next?
Par chance, crotte de nez évita soigneusement de croiser mon regard, et je fis de même. (NB: officiellement, on ne s'est pas quitté en mauvais termes).
Ensuite, on est rentré, j'ai été acheter une brosse à dents "super sonique" pour aller chez le dentiste juste après (elle est super bien) car je n'avais pas le temps de rentrer à la maison. Finalement, je suis arrivée avec une heure de retard parce que ma mère avait mal noté l'heure du rdv mais le dentiste m'a prise quand même...
On est rentré, j'ai voulu aller à la banque, oubliant que c'était lundi, c'était fermé... et puis j'ai mal au crâne depuis le début de l'aprem... à part ça, tout va bien... il y a des gens comme ça, qui vous portent la poisse.
samedi 29 avril 2006
"Oh my god!!! It's alive!!!"
Je ne sais pas ce qu'il en est pour vous, mais S*cophante (qui est actuellement en train de faire la danse de la pluie pour avoir de quoi arroser nos nouvelles plantes carnivores) et moi avons souffert d'une névrose (supplémentaire) commune pendant l'enfance.
Il s'agit en fait de deux névroses fondamentalement liées:
- Celle des jouets
- Celle des chocolats.
Je pense (j'espère) que beaucoup d'enfants ont vécu ça. Ceux qui ont vu Chucky (j'avais simplement vu une bande annonce petite) doivent également en avoir peur. Les poupées m'ont toujours fait peur, d'ailleurs. Je me souviens que j'étais très prudente, notamment lorsque je recevais un nouveau jouet, j'essayais de ne pas délaisser les autres, j'essayais de leur faire croire qu'ils comptaient toujours autant pour moi (il y avait du vrai là dedans mais en réalité j'avais surtout très envie de jouer avec le nouveau).
Evidemment, cela ne valait que pour les jouets "personnages" (peluches, schtroumpfs, petites figurines en général, petits poneys... je n'avais pas le même rapport affectif avec les "maisons" de ces petits personnages.
Tout ça pour dire que ce n'est pas ce dont je voulais parler :o)
Le même type d'impression nous hantait tous les deux vis-à-vis des personnages en chocolat (lapins, poussins, poules, pères noels, saints nicolas etc.). J'ai toujours été gourmande mais je n'ai jamais mangé mes lapins de paques (au grand damn de ceux qui me les offraient). j'avais l'impression de leur faire mal (pour la plus grande joie de mon cousin qui vidait les placards à chaque fois qu'il venait en vacances). Sycop*ante aussi... nous nous sommes notamment aperçu de ça lorsque ma grand mère nous tendit un panier plein de chocolats pour paques contenant notamment deux gros lapins et deux caliméros.

NB: warningole m'avait devancé avec cette image mais je tiens tout de même à la caser ;o)
dimanche 22 janvier 2006
Humour capitaliste
L'objet de ce post était initialement de vous faire partager une image "du chat" mais le titre m'évoque un petit incident survenu lors d'un repas avec des amis de Sycophante. V. nous racontait ses insomnies et ces cauchemars lorsqu'elle s'endormait et ajouta "en plus mon inconscient n'est même pas payé, il est con de travailler pour rien comme ça"... Sycophante tapa sur la table en s'exclamant "ah une bonne blague capitaliste"...Tout le monde se mit à rire du plus odieux des rires c*nnois... c'était à C*nnes.
dimanche 4 septembre 2005
Souvenirs d'Alsace...
J'ai presque fini le grand grand tri dans mes photos pour pouvoir les commander... j'en profite pour vous faire partager cette (jolie, j'ai bien le droit de vanter un peu le photographe, quand on sait que c'est moi ;o) photo prise près de la petite France, quand j'étais voir mon amie paranormale Sab, à Strasbourg (elle a fait sa dernière année d'étude là-bas...)
Je n'ai bien évidemment pas manqué de prendre une photo de deux canards alsaciens à cette occasion... Je pense avoir la plus grosse collection de photos de canards de la région...
dimanche 17 juillet 2005
Ces petits êtres bleus qui sont toujours heureux...
Hier, mon père a remonté tout un tas de "vieilleries" de la cave et j'ai redécouvert des merveilles: mes petits schtroumpfs et tous leurs compagnons Disney et autres... J'ai joué des heures avec ces petits personnages en plastique, j'avais aussi tout un tas de "maisons" dans lesquelles tout le monde trouvait un logement, quitte à vivre en collocation :o)

Il y avait la maison des schtroumpfs bien sûr, dans laquelle le grand-schtroumpf vivait seul, il y avait une espèce de valise rose qui s'ouvrait avec toute une maison à l'intérieur dans laquelle plusieurs personnages habitaient, la maison des bisounours (belle mais pas pratique du tout, on pouvait jouer qu'avec les Bisounours qui, nettement plus gros que les schtroumpfs ne pouvaient partager leurs aventures: oui, j'avais (déjà?) une petit côté "obsessionnel"/"psycho-rigide": même quand je jouais, tout devait avoir une certaine cohérence, un minimum de structure :o) et je comprenais pas trop les gosses qui pouvaient faire papoter Sophie la girafe et Barbie sans que cela ne leur pose aucun problème :o), pour en revenir aux maisons, il y avait la botte magique, la "ruche" :les abeilles habitaient dans le manège et mon personnage préféré, un petit chien dalmatien dans la petite pièce à côté de la "cours"... il y avait aussi l'arbre magique, la citrouille magique, mais je jouais moins avec ces maisons là parce qu'elle étaient chez moi et pour résumer: les petits poneys étaient chez moi, donc je jouais à ça et les petits personnages en plastique, chez ma grand-mère qui me gardait jusqu'à ce que ma mère rentre du travail donc quand j'étais chez moi, j'avais des maisons mais seulement peu de personnages donc je préférais me rabattre sur les petits poneys...

Tout ça pour dire que ça m'a fait bizarre de me rappeler d'où venaient certains personnages: les personnages de bibi foc, c'est mon père qui me les a ramené de Paris, le shtroumpf de Pâques, c'est ma mamie qui me l'avait donné pendant qu'elle passait ses Pâques à l'hôpital etc. etc., des bons souvenirs, des mauvais souvenirs, des histoires que je ne comprenais pas à l'époque...

L'observation que je me suis faite aussi, en retrouvant certains personnages que je trouve parmi les plus beaux aujourd'hui mais avec lesquels je ne jouais presque jamais, c'est que ceux qui conçoivent ce genre de jouet n'ont jamais dû s'en servir... c'est sûr le grand-schtroumpf chef d'orchestre est esthétiquement plus attractif que le grand schtroumpf tout simple, le schtroumpf blagueur, avec son cadeau est original, le schtroumpf cuisinier avec ses casseroles et ses louches à la main fait très joli dans la cuisine mais le genre d'histoire que l'on peu inventer en mettant en scène ces personnages là est finalement très limité... ça fait joli mais c'est complètement inadapté à l'usage qu'on en fait quand on est enfant: on veut pas des jouets pour décorer ses étagères, on veut des jouets avec lesquels on peut jouer... c'est si compliqué à comprendre? :o) enfin, peut-être qu'ils le savent très bien mais qu'ils savent aussi que ce genre de jouets, ce sont les parents qui les achètent donc il faut attirer le parent, et si l'enfant les accompagne, évidemment, quand on lui proposer un jouet, il acquiesce, il dit pas : "non, lui il fait signe ou il est assis donc je ne vais pas pouvoir inventer beaucoup d'histoire dans lesquelles il aura un rôle important à jouer", cette observation est d'ailleurs également valable pour les maisons notamment parce que souvent les cloisons ne sont pas droite et il est donc impossible ou très difficile de meubler les pièces... enfin voilà... si un jour je devais avoir des enfants, je veillerai à leur acheter des jouets utiles... à moins que d'ici là, moi aussi, j'ai oublié...
Gifs issus du site : http://fr.bestgraph.com/gifs/schtroumpf-1.html



