vendredi 10 août 2007
La petite Roberta
La scène se passe dans le train...
Voyageur 1 - Ah c'est là l'hyppodrome!
Voyageur 2 - C'est quoi l'hyppodrome?
Voyageur 1 - C'est où y a des cheveaux.
Voyageur 2 - Quoi? nan mais c'est quoi l'hyppodrome?
Voyageur 1 - C'est là où y a les avions.
ok... ça, c'est fait.
jeudi 9 août 2007
Cocorico
Je sais pas si c'est moi mais j'ai l'impression qu'un vent nationaliste obscur souffle autour de nous en ce moment...
L'autre jour, dans la rue, j'entends un père dire à sa fille:
"Au fait, tu sais que les Spices girls, c'est français?"
Du bleu, du blanc, du rouge, de là à dire que c'est un pur produit du terroir, y a qu'un pas...
juste avant d'ajouter:
"Enfin le dessin animé"...
ça me paraît curieux mais bon, pourquoi pas...
Je me suis juste demandé "mais... pourquoi il lui dit ça???"
Tout à l'heure, au mac do, j'entends un père qui dit a ses deux enfants:
"Des mac do y en a partout dans le monde"
Minute culture quoi ;)
Jusque là ça a au moins le mérite d'être vrai...
Puis ajouter
"Et c'est un français qui l'a inventé"
Représentant de la gastronomie française dans le monde
???!!!! Là, moi qui suis pourtant une inconditionnelle, j'ai quand même failli m'étouffer avec mes potatoes...
Dans les deux cas, même s'y a un français dans le coup, ça me paraît quand même gros de mettre en avant les spice girls et le mac do comme ambassadeurs de la culture française à l'étranger devant ses enfants...
Alors que par exemple hier soir, on était au cinéma voir un super blockbuster français avec que des acteurs français hollywoodiens (parce que tout le monde sait qu'Hollywood, c'est en France, nan?) même que c'était les 4 fantastiques et le surfeur d'argent... le surf, pareil, inventé en France, par un français et paraît même qu'on peut en faire que sur la méditérannée... Rhalala quel beau pays quand même!
mercredi 8 août 2007
Assimilation sauvage
Tout à l'heure, en passant devant la gare, un monsieur nous interpelle:
"Je peux vous demander un service?"
Ce à quoi S*cophante bien sensibilisé à J*ule et Bea*vois et leur pied dans la porte, répondit naturellement:
"Non"
L'était pas content le monsieur, mais comme ça, s'il avait encore un doute, il a tout de suite sû qu'il était arrivé à C*nnes ;)
C'est dire à quel point mon S*cophante, habituellement si gentil, serviable et prompt à rendre service commence à être gavé... Vivement l'hiver.
mardi 31 juillet 2007
Dépression post Carlton
Hier soir, on débarque, comme d'hab, en short à moitié débraillés, les cheveux en pagailles, avec les t-shirt pas repassés, vu qu'on aime pas trop ça, nous, repasser (en plus comme on sait pas non plus trop comment plier nos affaires, ça servirait vraiment à rien...), des tongs like, bref, la grande classe (et encore on a eu de la chance que j'ai pas mis mes sabots rose en plastique destiné à ne pas m'arracher les pieds quand on va se baigner aux îles de L*rrins... En y réfléchissant, on a aussi échappé au coup du short trempé avec les grosses traces de sel qui sèche parce qu'on l'a remis au dessus du maillot directement sorti de l'eau... l'honneur est sauf.
Bref, on arrive sapés de telle manière que même au caffé R*ma, on nous aurait regardé de travers (”pas assez branchouille, mon fils”), on s'installe dans la Twingo et là, on apprend qu'en fait, contre toute attentes, on va dîner au Carlton... (oui, en Twingo).
Et là il faut bien l'avouer, ce qu'on a mangé hier soir, c'était... à tomber par terre... personnellement, j'ai pris un filet de boeuf bien cuit sauce au poivre avec des petits légumes frais qui vous donnent envie de recracher sur place tous les sachets Picard que vous vous êtes enfilés pendant des années. Quant à la viande, à la base, j'aime pas... mais celle là... no comment. Je ne compte pas non plus remuer le couteau dans la plaie en repensant au soufflé au chocolat que j'ai pris en dessert mais j'en garde un souvenir ému...
ça, c'était hier soir...
Aujourd'hui, triste retour à notre réalité socio-économique dans un petit resto de base... quand on a vu l'entrée arriver, j'ai regardé S*cophante: le désespoir se lisait dans ses yeux... la dégustation confirma malheureusement nos appréhensions...
Subitement, on s'est mis à comprendre ce qu'on appelle les "caprice de stars"... :)
Comme on est polis, on a quand même attendu d'être à l'extérieur pour improviser une petite cellule de crise.
S*cophante m'avoua alors crispé que quand même, il aimerait bien au moins un truc dans le fait d'être très riche, mais un seul hein... et que c'était la bouffe.
J'approuvais... et puis en creusant un peu, au delà des ordinateurs tout dernier modèle, écrans HD, vidéoprojecteurs, home cinéma vraiment cinéma, robots et toutes les nouveautés technologiques, au delà des grosse baraques avec vue sur la mer et des jardins immenses sans un voisin pour te casser les coui*les, bref, au delà de tout ces trucs sympas, avoir un bateau, en y réfléchissant, je cracherais pas dessus non plus.
Le regard de S*cophante se figea et nous nous aperçûmes simultanément, que finalement, ça devait pas être si désagréable d'être milliardaire...
Bon après, l'argent fait pas le bonheur, il y contribue pas forcément parce que tout ça, c'est plus compliqué que ça mais le confort quand même, ça fait partie des trucs qui s'achètent à condition d'avoir mieux que l'eurocard mastercard.
Je vous laisse, j'ai des actions à acheter...
Ah merde, on me signale que c'est pas possible... :)
dimanche 29 juillet 2007
Tu m'as pris pour un pigeon!
J'inventerai rien en disant que l'été, c'est cool parce qu'on peut faire sécher le linge dehors... Bon, pas seulement pour ça, mais ça fait partie des aspects positifs de l'été
Seulement voilà, quand vous vous situez en centre ville, il y a bien d'autres nuisibles que l'alcoolique nocturne qui veut vous casser la gueule parce que vous lui avez signifié qu'il était un peu lourdingue de vous réveiller au milieu de la nuit ou que monsieur Bidochon, qui, tout excité par le feu d'artifice qu'il vient de voir, suppose que toute la ville a passé la même super soirée que lui (compressé entre la puanteur des dessous de bras de l'un et le sale gosse qui vous explose les tympans toute la soirée avec ses pétards...) par conséquent, en partant du postulat qu'il est indécent d'aller se coucher alors qu'il y a un tel spectacle à portée d'oeil ben, il croit que c'est normal de hurler au lieu de parler et de faire profiter de ses gags au raz la quéquette à tout le monde, même au milieu de la nuit... (oui m'sieu dames de la censure, j'ai bien dis quéquette :)

Et je mets même une image de monsieur Bidochon excité par son feu d'artifice...
Je me laisse emporter, pardon, mais ce soir c'est feu d'artifice, alors je les vois tous partir contents et je ne sais que trop comment ça va se finir... (je pense qu'on va prévoir la bassine sur le balcon au cas où on aurait le courage de descendre du lit pour une ultime revendication)...
Nous en étions donc à l'autre nuisible du centre ville... il a l'avantage de ne pas dégueuler n'importe où, d'être relativement silencieux et assez pacifiste la plupart du temps... lui, son problème, c'est qu'il chie n'importe où et... souvent...
Alors laver une serviette de plage une fois, ça va... quand on se rend compte qu'en une journée il n'y a pas que la serviette du dessus qui est touchée mais l'ensemble du linge (le pigeon est fourbe, il chie en biais et de manière disparate!), ça commence à faire moins rire, quand c'est les draps que vous lavez cinq fois de suite, vous commencez à vous dire bon, les pigeons, c'est bien gentil mais faudrait pas pousser mémé dans les plantes carnivores non plus, quoi...
La semaine dernière, j'ai donc décidé de prendre les choses en mains.... en installant un sac grand sac poubelle au dessus du truc-à-linge (qu'on va appeler comme ça faute de mieux) et depuis, croyez le ou non... je n'ai plus enregistré aucune merde de pigeon jusqu'à aujourd'hui MEME SUR LE SAC PLASTIQUE...!!!!
ça ne vous parle peut-être pas plus que ça mais si j'avais laissé un draps aussi longtemps, j'aurais pu le jeter directement tellement il aurait été irrécupérable...
Conclusion: le pigeon est plus perspicace que l'alcoolique nocturne qui veut vous casser la gueule parce qu'il vous a réveillé (d'une pierre deux coups) ou que monsieur Bidochon de retour de son feu d'artifice.


ça me paraît clair.
Depuis, je songe à une alliance...
samedi 28 juillet 2007
G.I. Joe contre attaque
En ce moment, "au large" de C*nnes (entre la plage sur laquelle on va en ce moment et les îles de L*rrins), y a un porte avion (comme au touché coulé) qui s'apprête à partir en Irak.
Avec S*cophante, comme on est des gaucho de merde (et que ça nous aurait bien dit d'entendre la phrase culte ci-dessus), on a bien pensé à aller le toucher couler avec notre bâteau gonflable mais en y réflechissant, on s'est dit qu'on faisait pas le poids pis pas de violence, c'est les vacances, tout ça... alors on a décidé de lui laisser la vie sauve, même si la guerre, c'est mal et que comme le dit le slogan que S*cophante a affiché au bunker "la vie vaut plus que le pétrole" et tout et tout...
S*cophante se demandait ce que ça ferait s'il allait leur dire que "c'est mal" (et plein d'autres trucs), et s'ils lui tiraient dessus, est-ce que ça ferait un incident diplomatique? Je lui ai dis que je préfèrais que ça reste une question en suspens...
Au fait, si la thématique vous intéresse, vous pouvez aussi participer au débat de cons sur les engins militaires involontairement lancé par S*cophante ici. Quand ça me fait pas chier ou pleurer, ça me fait rire.

A côté, François Pignon, c'est Einstein
Bref, tout ça pour dire qu'en ce moment, à C*nnes, on a l'impression d'être dans une série américaine... d'ailleurs, à chaque fois que je fais une blague pas drôle, j'attends les rires en boîte mais ça vient pas, je comprends pas... parce qu'autour de nous, ça parle qu'en anglais. Et puis ça dit "shit man", et puis "fuck" aussi et puis parfois, comme en principe, ils ont pas vu un string depuis des mois, les G.I. Joe, ils disent "hi laddies" quand ils voient des filles passer et puis ils parlent forts pour attirer l'attention et appâter la morrue... et puis souvent, ils ont des grands tshirt diformes comme dans les clips, avec les casquettes et tout... sont marrants les G.I. Joe... ils profitent bien de leur séjour sur la côte d'azur avant d'aller casser de l'irakien, en tous cas...
Alors hier soir, on était en train de manger notre Mc do rituel et S*cophante qui avait été "chasser" pour le dîner (en cette période estivale de surpopulation, attraper le big mac relève d'un sport de haut niveau) me dit avec un mélange de compassion et d'amertume que c'est vraiment dingue le nombre de G.I. Joe qu'il avait croisé.
J'ai émis l'hypothèse que si ça se trouve, ils allaient pas du tout en Irak et en fait, ils restaient là et ils allaient envahir C*nnes parce que C*nnes, c'est quand même moins dangeureux, parce que même si certains ont l'apparence de végétaux ben le risque de se faire bouffer par un requin pèlerin est quand même assez minime pour un G.I. Joe sur son porte avion...
Sur le coup, j'ai même eu peur que l'affaire M*ya nous retombe sur la gueule parce qu'en terme d'arme chimique de destruction massive, même Jack Bauer il peut pas faire grand chose face à elle...
Du coup, après que je l'ai alerté, S*cophante a pris la menace très au sérieux et il m'a dit que si ça se trouve, tous les resto allaient se transformer en Mac Do... finis les tortellinis du Caffé R*ma, finis les gnocchi gorgonzolla...
C'est alors que je m'aperçu de la triste réalité:
- Mais... c'est vrai!!! en plus ça fait au moins 4 soirs de suite qu'on mange au Mac Do!!!!!! (et qu'on grossit)
CQFD.
Rhalala ce que c'est insidieux une invasion de G.I. Joe... si on arrive à se sortir de cette mauvaise passe, je vous fais signe!
La résistance est en marche!
jeudi 5 juillet 2007
Ultra libéral, ultra libéré
Ce soir, à côté du bunker c'est soirée UMP...
Ce soir, les militants se lâchent...
Ce soir, on a droit à de la bonne musique pourrave et un mec qui parle au micro...
ça pourrait être considéré comme du tapage nocturne...
J'imagine que si c'était rempli de jeunes en jogging blancs et casquettes un peu basanés, les flics seraient déjà venu faire un tour...
Sauf que là, vous comprenez, ils ne baisseront pas le son...
Parce qu'ils ont une autorisation de la mairie...
L'autorisation de transgresser la loi. C'est trop over cool les soirées UMP.
jeudi 31 mai 2007
Un air de famille


Finalement, et si on descendait de la mouette?
Enfin, tout ça pour dire que j'ai enfin trouvé un avantage au fait que tout le monde photographie tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) ici... au moins, on peut faire de la délation sans se faire casser la gueule... parce que ça, monsieur, c'est quand même super interdit!!
mercredi 16 mai 2007
Droit à l'image
Quand vous vous balladez sur la croisette (sauf en hiver où personne ne se ballade sur la croisette à part trois petits vieux et nous et nous et nous), juste après l'évitement de collisions en tout genre, le challenge le plus audacieux, c'est de réussir à passer sans flinguer les photos de vacances de tous les tourristes qui font leur plus joli sourire au petit oiseau qui sort à peu près tous les 50 cm.
Globalement, on s'en sort en courrant tête baissée (et corps un peu baissé histoire de passer sous l'objectif), avec quelques contournements de photographes et en slalomant à certains endroits clefs.
J'ai pourtant appris plus récemment, à mes dépens, que ce n'était pas suffisant.
Observant des gens qui se prenaient en photo devant des poubelles, des murs tout pourris, des palmiers malades, du beton qui a même pas eu le temps de sécher avant que quelques connards aillent foutre leurs grosses mains dedans et montrer qu'ils savaient écrire leur nom et même des bagnoles, je me suis mise à me poser des questions...
Syc*phante me prévint alors avec la sagesse qui le caractérise:
"mais tu sais bien qu'ici, il y a TOUJOURS quelque chose à photographier".
Hé bien je peux vous annoncer qu'en me prenant un flash en plein dans les yeux tout à l'heure (alors que je ne dépassais pas la vitesse autorisée), j'ai pu donner une caution empirique incontestable à cette assertion... Ouais, y a toujours quelque chose à photographier ici, même une autiste en gros plan, les yeux grands ouverts, terrorisée par le flash et qui se demande comment ses réflexes et sa capacité d'anticipation a pu décliner de la sorte... En arriver là, tout de même!
Par curiosité et surtout pour me fendre la poire, j'aimerais bien voir la gueule de la photo quand même... :)
Désolée, monsieur, j'espère que c'était un numérique... :)
lundi 14 mai 2007
Liberté d'expression
Hier, nous avons été avec nos mômans à la plage.
Devant nous, un petit morceau de pain mouillé qui atteignait à intervalle réguliers la rive avec beaucoup de mal, secoué par les vagues, attira l'attention d'un certain pigeon...
Ce dernier s'approcha de nous en secouant la tête d'avant en arrière et commença à déguster le mets que la mer lui tendait (et essayait de lui reprendre en même temps... elle devrait faire de la politique, la mer).
Devant ce spectacle, je cru bon de constater:
- Il est gros ce pigeon.
Suite à quoi l'animal me lança un regard assassin, semblant signifier
- Non mais tu t'es pas regardée (connasse)
Syc*phante imagina la chute possible: le pigeon rentrant chez lui et racontant à sa pigeonne
"Cet après midi, j'étais à la plage, peinard... je commande un bout de pain, je commence à manger et j'entends une humaine qui me sort "il est gros ce pigeon"... aucune discrétion, pas délicate pour un sous alors je me suis retourné et je lui ai répondu, "tu t'es pas regardée", elle a commencé à chialer (un peu mytho le pigeon quand même :). Qu'est ce qu'ils sont cons c'est humains".
Je pense que si ce pigeon avait un blog, il vous en aurait aussi parlé, alors y a pas de raison de le censurer.












