Destination nowhere

Le poids des mots, le choc des photos.

vendredi 11 mai 2007

Le monde selon Mr Roux

Aujourd'hui, pour changer, je vais faire un peu de pub pour un groupe qu'on vient de découvrir (en entendant une chanson dans la voiture), plus précisément il s'agissait de "Petit Rasta" (n'attendez pas les images du clip, y en a pas... c'est juste que ça me faisait chier de faire des recherches sur radio blog, j'ai une bonne excuse: mon poil dans la main):

Edit: finalement, comme ça marchait pas, y a quand même un clip, de rien ;)

C'est très drôle, un peu sarcastique, un peu cynique, j'adore les textes, la musique est joyeuse alors qu'au final c'est un peu triste, c'est pas formaté par MTV...pour en savoir plus, c'est Monsieur Roux.

Malheureusement, malgré notre raid à la Fnac hier, je n'ai pas trouvé l'album... je vous rassure, on est pas rentrés bredouilles, on a quand même ramené "la science des rêves" et "cabin fever", on a toujours du mal à sortir de la Fnac les mains vides, on soignera ça après le régime... reste plus qu'à le commander sur Internet (le CD)... (Ouais, vu le clip, je pense pas qu'ils soient prêts à se casser en Suisse pour payer moins d'impôts, alors la moindre des politesses c'est quand même d'acheter l'album ;) Et pourtant, je suis pas actionnaire.

Edit2: Je crois que j'ai jamais autant galéré avec des vidéos, désolée pour vos lecteurs de flux rss qui ont dû enregistrer des trucs un peu space...

NB: ne plus ajouter de vidéo le matin.

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vendredi 11 août 2006

Si on se mettait au multimédia...

Toujours dans l'optique de l'opération "10 ans après les autres", je teste aujourd'hui l'insertion de musique, comme l'a testé récemment Mitsu (d'ailleurs, j'avais un chat (radioactif) qui s'appelait comme ça).

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vendredi 4 août 2006

Les "chantaleries"


Je ne sais pas pourquoi, ce terme de "chantaleries" vieux d'une dizaine d'année, et ce alors que je n'ai jamais vu ladite Chantal me trotte encore dans la tête quand je pense à Sarah McLachlan ou Jewel...


Oui parce que quand j'avais environ 15 ans, j'étais une inconditionnelle de "rock sound" et un jour, dans le courrier des lecteurs, j'avais lu la brillante lettre d'une jeune fille qui décrivait "from the choirgirl hotel", troisième album de Tori Amos. Comme elle avait laissé ses coordonnées, je lui avais écris... nous nous sommes échangé quelques lettres et puis plus rien... mais dans la seconde, où je lui disais écouter Jewel et Sarah Mc Lachlan, entre autres, elle m'avait répondu qu'elle appelait ça des "chantaleries" du nom de son amie Chantal qui aimait ça...

Je me demande pourquoi ça m'est toujours resté... Alors ancienne correspondante, si tu tombes ici par un malheureux hasard, n'hésite pas à me le faire savoir... :)

Heu... oui donc sinon, la chanson c'est "world on fire" même si j'ai passé à ma soirée à chercher autre chose comme "Building a mystery" sur daily motion, sans succès... si vous ne connaissez pas encore, j'espère que vous apprécierez cette chantalerie!

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mercredi 2 août 2006

Where are those angels when you need them?


 

ça y est, on a découvert dailymotion, 10 ans après les autes, alors on se la joue "48 000" :) Je suis tombée sur ce clip (qui n'est pas à la hauteur du morceau) de Tori Amos, alors je ne résiste pas et vous le fait partager... :)

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lundi 15 août 2005

Un ennui mortel

Le 29 janvier 1979, Brenda Spencer, 16 ans, ouvre le feu, depuis son domicile sur les enfants arrivant à l’école primaire située en face de chez elle. Bilan de la matinée, 2 morts (le principal et le gardien) et 8 blessés parmi les élèves. Décrite comme gentille et timide, la jeune fille, interrogée sur les raisons de cette fusillade répondra qu’elle n’aimait pas les lundis et que cela aura mis un peu d’animation.

En octobre de la même année, un groupe punk, « the bootown rats » sort le single « I don’t like mondays » inspiré de ce fait divers.

1996, paraît une édition limitée de l’album « These days » de Bon Jovi incluant un live de « I don’t like mondays » interprété par le groupe accompagné de l’ex-chanteur de Bootown rats, Bob Geldof. C’est de cette façon que j’ai pris connaissance de cette histoire. Comme tout le monde, j’ai éprouvé une fascination réservée devant cette autre manifestation de la « folie » des Hommes.

Si cette histoire nous interpelle tous, c’est pour son côté « ça peut vous arriver » teinté de « ça ne m’arrivera pas ». pour son côté extraordinaire mais tellement ordinaire. Pour son côté inquiétant mais tellement attirant. Enfin, pour son côté possible mais complètement irrationnel.

On a toujours besoin de donner des raisons à tout. C’est étrange, alors qu’on recherche sans arrêt des raisons simples et uniques à tout ce qui arrive, lorsque ces raisons sont réellement simples et uniques, on arrive plus à y croire…

Si elle avait répondu qu’elle avait tiré sur ces enfants parce qu’elle avait été abusée quand elle était enfant, ou encore si elle avait proposé des motivations idéologiques, politiques ou mystiques, si elle avait parlé de paradis et d’enfer, ou si elle avait évoqué la vengeance ou toute autre passion humaine incontrôlable, elle aurait fait les gros titres des journaux, c’est sûr, le goût du sang attire toujours les médias et les vautours…. Mais aurait-on écrit une chanson à son sujet ? Pas sûr.

On est fasciné par l’acte apparemment gratuit. Les quelques cours de philo que j’ai eu en term m’ont pourtant appris que la notion d’acte gratuit n’avait aucun sens, logique, parce que même si on commet un acte gratuit, on le commet pour commettre un acte gratuit, donc il n’est plus gratuit. La fusillade de Brenda non plus, n’était pas gratuite, elle voulait animer la journée, elle n'aimait pas les lundis...

Seulement ça ne semble pas être une bonne raison, ça paraît trop superficiel, on arrive pas à comprendre que certains peuvent avoir une autre notion de la hiérarchie des choses importantes. Et si tout simplement, le lundi l’ennuyait et si l’ennui était la pire des choses ?

C’est rassurant de pouvoir donner des causes simples et uniques à tout mais dans certaines limites qui sont celles de ce qui peut être admis socialement.

NB : Pour tuer, il faut avoir le mobile de monsieur tout le monde, sinon on commet un acte gratuit et on le paye plus cher, juridiquement.

I Don't Like Mondays

The silicon chip inside her head
Gets switched to overload.
And nobody's gonna go to school today,
She's going to make them stay at home.
And daddy doesn't understand it,
He always said she was as good as gold.
And he can see no reason
'Cause there are no reasons
What reason do you need to be shown?

Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
I want to shoot
The whole day down.

The telex machine is kept so clean
As it types to a waiting world.
And mother feels so shocked,
Father's world is rocked,
And their thoughts turn to
Their own little girl.
Sweet 16 ain't so peachy keen,
No, it ain't so neat to admit defeat.
They can see no reasons
'Cause there are no reasons
What reason do you need to be shown?

Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
I want to shoot
The whole day down.

All the playing's stopped in the playground now
She wants to play with her toys a while.
And school's out early and soon we'll be learning
And the lesson today is how to die.
And then the bullhorn crackles,
And the captain crackles,
With the problems and the how's and why's.
And he can see no reasons
'Cause there are no reasons
What reason do you need to die?

Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
Tell me why?
I don't like Mondays.
I want to shoot
The whole day down.

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lundi 8 août 2005

Discrimination positive à la radio

Voilà maintenant 10 ans (1995), je signais ce qui devaient être mes premières pétitions, s’élevant contre cette loi imposant aux radios un quotas de 40% « d’œuvres musicales créées ou interprétées par des auteurs et artistes français ou francophones »

"La consécration des quotas de chansons francophones à la radio: la loi du 1er février 1994: Issu d’un amendement parlementaire (amendement " Pelchat ") accepté par le Gouvernement, l’article 12 de la loi n° 94-88 du 1er février 1994 (dite " Carignon ") a prévu à l’article 28 de la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication que les radios devraient diffuser, à compter du 1er janvier 1996, au sein de leur temps d’antenne consacré à la musique de variétés, 40 % d’œuvres musicales créées ou interprétées par des auteurs et artistes français ou francophones et, sur ce quota, 20 % de nouveaux talents ou de nouvelles productions. La loi précisait que ces oeuvres devaient être diffusées aux heures d’écoute significatives. » (http://www.ddm.gouv.fr/article.php3?id_article=681).

A l’époque, je lisais, entre autre « Rock sound » et le coin des lecteurs propageait les rumeurs les plus inquiétantes concernant l’application de cette loi… rapidement déformé le texte original était devenu « 40% de chansons françaises à la radio »… on entendait dire que cette loi allait dériver vers une interdiction pure et simple de toute diffusion d’une production étrangère. Et que déjà, pour grapier un peu sur les 60% qu’il nous restait, ils allaient comptabiliser les chansons avec un refrain ou quelques mots en anglais parmi les « œuvres étrangères » (« Je te donne » de JJ Goldman par exemple puisque c’est cet exemple qui me vient).

Dans la tête de beaucoup d’adolescents en pleine rébellion (passive) contre l’autorité, cette loi ne pouvait être pondue qu’au sein d’une autocratie. C’était notre liberté la plus élémentaire qui était bafouée, notre dictateur à nous ne nous imposait certes pas de porter l’étoile, mais il nous obligeait à écouter de la variété française, ce qui ne paraissait pas beaucoup plus attrayant…

Il faut dire qu’en 1995, la « variété française », sur les stations « jeunes » de la bande FM, c’était du rap, des boys band ou alors des « vieux trucs », que maintenant j’arrive à apprécier (je parle des « vieux trucs ») mais qui me paraissaient bien fades à cette époque… la « variété internationale », la plupart du temps, c’était pas beaucoup mieux, de la « dance », de la techno mais parfois, on pouvait espérer entendre un morceau de Nirvana, de Bon Jovi ou autres Blur et Oasis. C’était pas nécessairement ce qu’on préférait, mais c’était mieux que rien…

Et puis subitement, on entrait dans l’ère d’un régime totalitaire qui allait définitivement griller les chances du "rock" (et tout ce qu'on range grossièrement dans cette catégorie) de refaire un jour surface…

Voilà quelles étaient les représentations de cette loi chez les jeunes pseudo-rebelles (dont je faisais partie) en quête d’une individualité naissante qui se refusaient à écouter la même musique que les (autres ?) décérébrés de leurs classe d’âge…

A cela s’ajoutait pour moi l’amer et nouveau constat de ce qu’était la « démocratie »… on pouvait toujours signer des pétitions pour cette cause qui nous paraissait d’intérêt public, personne ne nous écoutait… « la dictature, c’est « ferme-ta-gueule », la démocratie, c’est « cause toujours » »… on avait au moins ça, on pouvait causer (et d’ailleurs, ça je m’en suis jamais privé :o)…

Si je parle de ça, c’est pas pour commémorer cet événement et ce qui l’a accompagné (que je préfèrerais oublier :o), c’est plutôt parce que je suis en train d’écouter Raphaël, et pour lui et ceux qui l’écoutent, je dis merci à cette loi (qui, je le maintiens tout de même, dans son principe, frise la dictature, même si évidemment, un pays se doit un peu de défendre sa culture). Merci parce que peut-être que sans cette loi, on en serait à 98% de variété internationale, on aurait peut-être plein de « trucs russes » pour faire plaisir à Cauet :o), mais on aurait sûrement pas Raphaël…

raphal_1_

D’un autre côté on aurait peut-être échappé aussi à toute une flopée de sales trucs mais à n’en point douter, si on les avait pas fait nous-même, on les aurait importé, alors « no tears no regrets »…

 

Posté par Dragibus à 21:53 - "Cherish the music that stirs in your heart..." - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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