Hier soir, on a fait une petite insomnie. Du coup, on a "regardé" la télé (en tâche secondaire avec  Voldo et Darwin sur nos genoux respectifs)... Le jour, c'est nul ce qui passe à la télé la plupart du temps, on est tous d'accord... mais la nuit... c'est d'un autre niveau... :)


Le plus marquant aura tout de même été cette rediffusion de "zone interdite" (quoi qu'à la réflexion, c'était ptet Capital...) spécial "gosses de riches"... qu'est ce qu'on a rigolé... on avait parfois l'impression d'être devant un remake du clip des Inconnus "Autueil Neuilly Passy" (tel est notre ghetto). Ce Vicomte Arthur, quel déconneur... on a même été sur son site après. D'ailleurs on a été assez déçus: 50€ le polo, ça fait vraiment cheap pour un produit destiné aux "jeunes cadres dynamiques pétés de thunes" (sur le retour). Youhou, j'ai une info, les pauvres aussi achètent des polos à 50€ parfois... la seule différence, c'est qu'à ce prix, ils aiment bien qu'ils soient beaux (et pas trop ringards). Je vous le concède. Une autre idée du luxe.

Je profite de cette petite parenthèse pour retirer en partie ce que je disais (en commentaire): effectivement, l'argent, c'est pas la liberté. Trop d'argent, c'est même un putain de boulet à traîner (à part bien sûr si on a envie de se faire un boiron géant. Private joke, désolée). Tout cela m'a tout de même confirmé un certains nombres d'hypothèses que nous avions eu loisir de poser lors de nos observations (parfois participantes, c'était vrai cette histoire de Carlton, entre autres ;) c*nnoises. Notamment concernant la socialisation de l'espèce dont le leitmotiv est "c'est le fils/ la fille/ le neveu/ le cousin/ le chien de bidule qui connaît machin, truc et machintruc, qui pesait l'an dernier x millions de dollars et qui peut nous servir: on va être sympa avec lui... argh, non lui il est pauvre et il connaît personne, sert à rien, bouh". Des rapports sains pour des gens qui le sont tout autant.


CELA DIT. Quand je vois des "pauvres" qui attendent, selon leur propre aveu: "je sais pas mais il doit être connu" (même émission, hein :) juste parce que "je sais pas mais il doit être connu" semble avoir une grosse bagnole (éventuellement une nana assortie à la caisse en option), un look excentrique et des mythos gardes du corps... je me dis qu'il est tout à fait normal que ces riches même pas connus (et même que ces riches connus d'ailleurs, parce que c'est pas une raison) méprisent ces pauvres inconnus subjugués par de l'argent dont ils ne verront même pas la couleur. Je me dis surtout que c'est l'espèce humaine qui a un sérieux problème.


Passons. Le second événement télévisuel de cette nuit, aura été cette présentatrice blonde d'une émission de musique dont j'ai refoulé le nom, même chaîne, même galère. Ces grands moments de solitudes dont on pouvait appréhender le poids... on avait l'impression que d'un moment à l'autre, la caméra pouvait se casser la gueule en raison de l'endormissement du cameraman. Ses bafouillages, ses bégaiements, ses blagues flamby, sa solitude, on ne pouvait que compatir, d'autant que c'était du direct!

La télé, la nuit, ça rend aussi misanthrope.

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