Voilà un bon quart d'heure que j'attends, et toujours rien. S*cophante m'avait promis le visionnage d'un film et à la place il fait des trucs bizarres dans le placard... je tente une approche en finesse (dont j'ai le secret):

- Bon! tu fais quoi?
- Ben attends, je range!!

Evidemment (!) pourquoi n'y ai je pas pensé? avec les montagnes de cartons, de dvds, de livres, de fringues entassés sur le sol, l'urgence se situe dans le placard de dvd, suis-je bête :) je tente une petite plaisanterie qui fait un flop, il me répond donc par cette accusation:

- dis donc t'es pas patiente toi!

(entre nous, il a pas tort mais bon... quand même, rappelons quelques éléments du contexte: il est tard (genre 1h du mat), je commence à être fatiguée et on s'apprête à COMMENCER à regarder un film) je m'insurge donc (tout en gardant le sourire, je tiens à le préciser ;):

- si mais ma patience a des limites!

Ce à quoi il me répondit le plus naturellement du monde:

- Pas ton bordel en tous cas!

C'est sur ce "cassage" en 18 morceaux que démarra le visionnage de "Stargate", que je n'étais pas spécialement pressée de voir, mais ça me fait toujours ça avec les films de SF et finalement j'aime bien.

stargate


Stargate donc, pas transcendant mais intéressant, j'aime bien le concept de la porte... étant donné que c'est pas demain la veille qu'on pourra voyager à la vitesse de la lumière (si c'est possible un jour) et étant donné que même à la vitesse de la lumière il nous faudrait bien des vies (ou une congelation) pour arriver à l'autre bout de la galaxie, va bien falloir compter sur des petites astuces comme celle là...

Ce qui m'a fait rire par contre, c'est la fin... je ne dirais pas que c'est une-fin-à-la-independance-day (Armaggedon et cie) parce que les américains ne sauvent pas le monde ici, ils délivrent seulement tout un peuple à l'autre bout de la galaxie de l'oppression, franchement, je me demande bien ce que ferait l'univers sans les Etats-Unis... :)


Je m'égard, je ne voulais pas vous parler du film (contre toute attente), cette "petite" introduction n'avait pour but que de parler d'une scène particulière de "Stargate" où ceux qui se sont autoproclamés les "Dieux" de l'autre planète attaquent les millitaires américains à la vitesse de la lumière (justement, enfin presque)... ce passage m'a tellement marqué que j'en ai rêvé cette nuit:


Retour sur la planète bleue, nous sommes au Bunker pour être précise, et S*cophante et moi remarquons de la lumière dans l'appart d'en face qui habituellement n'est loué que pendant les vacances d'été, pendant le festival (du film) et parfois, pendant quelques congrès de connards (on appelle comme ça tous les congrés qui rassemblent plein de "men in black", pressés, avec des téléphones portables greffés à l'oreille, qui parlent souvent en anglais et dont on peut supposer que si le CAC 40 s'effondrait, ils s'effondreraient avec lui).

Bref, la lumière allumée dans l'appart d'en face alors qu'aucun de ces éléments ne semblaient réunis, c'était carrément bizarre et ça sentait le squatteur à plein nez...

Dans un élan de courage, nous nous risquâmes à pousser la porte et nous vîmes un bureau recouvert de papiers étranges. Nous préférâmes nous échapper tant qu'il était encore temps.

Plus les jours passaient, plus le mystérieux squatteur de l'appart d'en face devenait inquiétant, alors même que nous ne l'avions pas encore vu.

Un jour, j'entendis des enfants qui se préparaient à faire une blague à la con comme en a tous fait : sonner à la porte pour s'enfuire (ça, je suppose que c'est parce qu'hier soir, on s'ennuyait devant un interphone et on a rien trouvé de mieux à faire que de lire les noms et faire des blagues à la con, du style "hééé monsieur Laffut, vous êtes à l'affut" tout en mimant une fuite infantile. Je précise que nous n'avons fait que MIMER ces plaisanteries foireuses).

Passons, j'observais depuis le balcon (ce qui est en réalité impossible puisque du balcon je ne vois évidemment pas la porte du voisin de pallier), les enfants firent ce qu'ils avaient prémédité, un homme, les cheveux en l'air, dont la ressemblance avec Jack Nicholson était flagrante, j'ajouterais qu'il avait le même regard inquiétant que dans "Shinning", sorti en trombe de l'appartement, jeta un regard noir aux enfants qui s'éloignaient et à moi qui observais et retourna dans son terrier.

Je me ruais aussitôt sur S*cophante pour lui expliquer pourquoi j'étais CERTAINE qu'il s'agissait d'un tueur en série, je l'avais vu, je l'avais senti, mon intuition ne me trompait pas, qu'il fallait enquêter, trouver des preuves sans quoi, il y aurait des morts dans un futur assez proche.

La nuit suivante, ce qui devait arriver arriva. Ce qui était étrange c'est que pendant un moment j'ai été spectatrice de ce qu'il se passait et non plus actrice, je voyais mais je ne pouvais rien dire ou rien faire.

Ce que je voyais, c'était des gens chez eux (l'immeuble du bunker s'était transformé en un truc énorme, il y avait bien plus d'appartements qu'en réalité), le faux Jack Nicholson, vrai tueur en série qui surgissait derrière eux (aussi rapidement que les "Dieux" dans Stargate) pour les étrangler avec un petit fil coupant. Je voyais bien le rouge des yeux au moment de l'étranglement, c'était terrible (ça, je pense que c'est à cause de D*ms qui à la fin du repas, hier montrait le rouge de ses yeux en se les frottant, je déteste ça). J'avais l'impression qu'ils étaient plusieurs tellement il était rapide, c'était la panique.

La police arriva "miraculeusement" avec un mégaphone pour avertir l'immeuble "ne bougez plus, il y a un tueur en série dans votre immeuble, restez contre un mur, restez ensemble et ne faites plus rien, si vous le voyez, criez"... des recommandations du style. Le bon sens quoi. Mais dont manquent toujours les victimes dans les films d'horreur, on peut supposer que la réalité rattrape la fiction. En tous cas, d'après ce que je voyais, la réalité dépassait la fiction de ce point de vue.

S*cophante voulait sortir, je l'en ai empêché... avant de me réveiller... encore une fois, je me réveille sans connaître la fin du film... qui était ce tueur? était-ce un cauchemar dans le cauchemar ou une réalité dans le cauchemar? me serais-je aperçue que finalement, c'est moi qui me tournait un Wes Craven juste parce qu'un squatteur avait élu domicile dans l'appartement en face? etc.

Tiens, d'ailleurs, comme j'ai pas pu la voir, je lance un petit jeu: imaginez la suite...