Destination nowhere

Le poids des mots, le choc des photos.

mercredi 2 août 2006

Savoir, c'est bien, le déni, c'est mieux

Je viens de lire le début de "Et si c'était vrai..." de Marc Levy (vous noterez que je suis vraiment en mode "10 ans après les autres" aujourd'hui... :)

Mais là n'est pas la question, pour ceux qui ne le sauraient pas, ce livre commence par la description d'un accident de voiture et par la tentative de réanimation d'un personnage (apparemment principal). En lisant ces premières pages, je me suis dis que le plus compliqué, quand on écrit un roman, c'est de se documenter... Marc Levy n'est pas médecin à ma connaissance, il a donc dû demander conseil, s'intéresser de près à la problématique de la "réanimation" pour éviter d'écrire des conneries dans les premières pages de ce roman... et mon esprit a divagué... je me suis dis "mais quelle horreur d'être obligée de s'intéresser à ça"... et puis surtout je me suis demandé "mais pourquoi je pense ça?"... Oui... pourquoi je pense ça?

Figurez-vous que ce matin, je me suis (encore) "épilée" au Veet (parce que ça fait pas mal), mais figurez-vous que j'ai horreur d'utiliser ce genre de produits... résultat, lorsque j'ai vu un "trait" rougeâtre sur ma jambe, j'ai pensé, très illogiquement - "empoisonnement du sang". Je me suis donc retrouvée, dans la seconde qui suit à demander à S*cophante, l'air de rien "heu... t'as vu, c'est bizarre hein ce que ça fait le veet" (histoire qu'il ait bien compris, s'il devait m'emmener d'urgence à l'hopial que j'avais utilisé du Veet, accessoirement, qu'il sache à qui intenter un procès, et puis aussi, pour qu'il me prévienne si c'était grave "MAIS T'ES EN TRAIN DE FAIRE UN EMPOISONNEMENT DU SANGG!!!!!!!! J'APPELLE LE SAMU"...

Rien de tout ça. S*cophante leva nonchalament la tête de son écran, jeta un oeil à mes jambes et me dit, comme n'importe qui l'aurait sans doute fait "tu t'épiles trop souvent"... je pense que ça n'a rien à voir mais qu'importe :)

Me voilà donc à moitié rassurée (il doit savoir ce que c'est un "empoisonnement du sang", il le saurait si c'était ça), à moitié complètement flippée (souvent on s'y attend pas aux trucs graves... j'imaginais déjà le personnel hospitalier de la morgue, mort de rire devant mon cadavre "hahaha tuée par du veet, quelle mort ridicule hahahaha", même dans la mort, je serai ridicule, tel est mon destin): le pire, c'est que là vous croyez que j'exagère pour essayer de vous faire sourire... mais non, ça s'est vraiment passé comme ça, j'ai vraiment pensé tout ça... Voilà comment je me suis retrouvée, une minute plus tard à taper "empoisonnement du sang" dans google et à me traumatiser toute seule en voyant de vraies photos d'empoisonnement du sang... qui ne ressemblaient d'ailleurs absolument pas aux petites traces de grattage que j'avais sur les jambes... en fait, j'ai découvert qu'un empoisonnement du sang, c'était pas du tout ce que je pensais et puis on pouvait pas chopper ça avec du Veet... mais j'ai pas tout lu quand même...

Vous vous demandez sans doute où j'ai pu pêcher un diagnostic aussi à côté de la plaque... il faut donc commencer par reconnaître que je n'ai, volontairement, aucune parcelle de notion médicale, je ne sais rien, parce que je ne veux rien savoir. Lorsque je sais, je crois avoir...

La preuve, l'idée de l'empoissonnement du sang m'est venue parce qu'il y a quelques années, le cousin de ma mère lui a raconté (devant moi) qu'il s'était fait piqué par je sais plus quoi un jour et qu'il a commencé à voir sa veine devenir rouge, qu'il avait tout de sutie fait un garo, urgence etc. parce que c'était... un empoisonnement du sang !!!! le nom m'a fait frémir... et là, il m'a semblé, l'espace d'un instant, que toutes mes veines étaient en train de devenir rouges...

En vous disant tout ça, je m'interroge tout de même parce que je serais tentée de comparer cette situation au fait que, quand j'étais petite, j'avais très très très très peur des films d'horreur (souvenez-vous, je censurais même les contes de fée), le fait d'avoir vu la bande annonce de l'exorciste et de Chuky m'avait anéantie, je n'osais pas imaginer ce que ça aurait pu être si j'avais vu ces films en entier... et puis plus tard, j'ai vu un film d'horreur, un vrai, en entier (c'était evil dead ou vendredi 13, vous allez me dire, c'était pas les plus terrifiants mais pour moi, c'était une véritable épreuve). Et puis ce film d'horreur, ça m'a pas fait peur, et puis j'ai commencé à aimer ça, jusqu'à même ne regarder presque que ça aujourd'hui... Ce que j'imaginais était bien plus terrifiant que les vrais films... peut-être est-ce la même chose pour toutes les questions médicales... le fait de ne pas connaître tous les syndrômes, toutes les pathologies existantes mais de savoir qu'on peut mourir de certains trucs qui me sont complètement étrangers, me rend plus hypocondriaque que si j'étais médecin?

En même temps, les images d'empoisonnement du sang de ce matin me hantent encore, alors j'ose pas imaginer si j'approfondissais dans cette discipline...

Si vous êtes hypocondriaque et que vous avez réussi à vous en sortir, votre témoignage m'intéresse... si vous êtes blonde à forte poitrine, j'en ai rien à cirer.

Posté par Dragibus à 18:03 - La minute hypocondrie - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Where are those angels when you need them?


 

ça y est, on a découvert dailymotion, 10 ans après les autes, alors on se la joue "48 000" :) Je suis tombée sur ce clip (qui n'est pas à la hauteur du morceau) de Tori Amos, alors je ne résiste pas et vous le fait partager... :)

Posté par Dragibus à 10:41 - "Cherish the music that stirs in your heart..." - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dumont regarde t-il l'île de la tentation?

Hier soir, nous avons vécu encore un "grand moment de télévision" comme aiment à appeler, les présentateurs de certaines émissions, quelques instants moins (ou plus, au choix) consternant que le reste de l'émission.

Grand moment de télévision, donc, devant... l'île de la tentation... Oui là où il y a de l'excellente matière à anesthésier en bonne et dûe forme le cerveau (au singulier?) de la masse, il y a également quantité de pyranhas en mal de moqueries gratuites qui se bousculent au portillon... et hier soir, une fois de plus, nous n'avons pas été déçus... (enfin, ça dépend comment on prend les choses).

Comme tous les pyranhas devant leur écran hier soir, on s'est posé la question fatidique: Mais finalement, ces comportements sont tellement improbables (stupides), ces remarques tellement surréalistes, que peut-être qu'il s'agit d'acteurs (et alors, l'humanité sera sauve?)...

Et puis, nous avons vu cet individu (soit un acteur de talent, soit un attardé notoire et je pencherais plutôt pour cette seconde hypothèse) qui non content d'avoir batifolé à droite à gauche avec une pute tentatrice aux traits, par ailleurs, extrêmement vulgaires, sans se soucier une seconde de ce que pourrait ressentir sa dulcinée, se mit à se plaindre du comportement de cette dernière (celle avec qui il est venu à l'émission pour "tester la solidité de son couple" :) qui, rendez-vous compte, après avoir visionné les images compromettantes au possible de son prince charmant, se permettait d'affirmer que s'il y avait tromperie, elle ne pardonnerait pas.

Aparté: Nous avons d'ailleurs bien rigolé lorsque la présentatrice a montré la dite vidéo compromettante (dans laquelle on voyait une pute tentatrice entrer dans la chambre de son cher et tendre en cachette, tentant d'échapper aux caméras, pour finir dans la salle de bain... avec lui?) à la jeune femme, qui, complètement dans le déni, affirmait qu'elle n'avait "rien vu qui puisse la faire douter"... on pouvait lire l'exaspération dans les yeux de la présentatrice qui tentait de lui faire entendre raison, on pouvait lire ses pensées "m'enfin, espèce de gourde, il te trompe, tu vois pas??? en ce momement même, alors que tu joues au couple parfait, il est en train de se faire s*cer par l'une des filles qu'on a payé (ou peut-être même pas, ce qui est bien pire) pour ça!"...

Bref, en voyant l'individu sus-cité (sans mauvais jeu de mot) se mettre progressivement en colère dans une logique impénétrable (sans mauvais jeu de mot) qui lui était propre, en entendant le discours incohérent, confus et déstructuré au possible qui lui tenait lieu d'argumentaire, nous avons repensé à "Flandres" de Dumont, et plus particulièrement à l'un des anti-héro du film.

Pour vous situer l'histoire, les personnages principaux sont une jeunes femmes aux moeurs légères (...) dont les prétendants (et plus car affinités) partent à la guerre où ils commettent de banales atrocités, le tout, sans s'en rendre vraiment compte parce que nos anti-héros sont, appelons un chat un chat (désolée John Locke), des bouseux de base (au sens le plus péjoratif du terme) qui ne comprennent rien, ou si peu, au monde qui les entourre...

On imaginait assez facilement les critères de séléction (parce que je crois sincèrement, qu'hélas, il n'y a pas besoin d'acteurs pour jouer ces rôles là) de l'île de la tentation. On entrevoyait assez bien ce que pouvait être la vie de l'individu, que nous allons appeler Bernard pour plus de facilité... ou Bryan tiens, parce que souvent, dans cette émission, ils ont des prénoms américains. Soit c'est TF1 qui demande ça, parce que "ça le fait", soit c'est papa et maman candidats qui ont trop regardé de séries américaines...

Revenons à nos moutons: Bryan donc, Bryan est le candidat type, né dans une banlieue qu'il n'a jamais quitté, Bryan a réussi à obtenir un respect relatif de la part de ses pairs à grand renfort de gonflette et de gomina. Bryan croit qu'un individu se limite, grosso modo, à une somme de caractéristiques physiques qui doivent être aux normes. Bryan ignore que ce sont les normes qui dictent ses goûts, d'ailleurs, Bryan s'en fiche. Bryan a un QI ne dépassant pas les 75, il a été recruté pour ça (entre 75 et 115, vous êtes considérés comme "normal"). Et voilà notre Bryan parachuté avec sa fiancée aux normes, sur une île paradisiaque. Bryan est euphorique, il est en train de réaliser son rêve endemol. En plus du décors somptueux, on propose à Bryan un tas d'activités qu'il n'a jamais pu tester. Bryan nage avec les dauphins, saute en parachute, plonge, fait du bâteau, Bryan est comme un poisson dans l'eau. Et puis, ce qui ne gâche rien, la cerise sur le gâteau, c'est qu'on a réservé à Bryan une quinzaine d'escort girls aux normes qu'il affectionne, idiotes et... libres. Bryan aura vite fait de choisir sa "tentatrice", ce sera celle qui "ressemble le plus" (c'est ce qu'il disent tous) à Stacy, sa "fiancée"... physiquement, entendons nous, le reste n'existe pas. Tous les soirs, c'est la fiesta, des jeunes filles dénudées aguichent Bryan, le sollicitent comme jamas il ne l'a été, Bryan est au paradis et vous voudriez le faire redescendre en raison de ses engagements passés? vis-à-vis d'une jeune femme (une seule!) qui, à bien y réfléchir, possède une bien moins grosse poitrine que Véronika, qui se déhanche sans retenue devant les yeux ébahis de Bryan, prête à tout pour passer une dizaine de jour en plus sur "l'île"? En plus, Véronika, elle est super attentionnée avec Bryan, parce que sa survie sur l'île dépend de lui. Véronika, elle, elle a un plan de carrière, plus on la verra jouer les starlettes, plus elle a de chances qu'un producteur d'on ne sait quoi la remarque...  Véronika veut devenir une star, elle aussi, elle est en train de réaliser son rêve endemol.

 

Nous nous sommes mis à espèrer que le jour du jugement dernier, Patrick Le Lay et Etienne Mougeotte se rendent compte de ce qu'ils ont fait à la France, qui n'avait, définitivement pas besoin de ça pour aller mal!

Posté par Dragibus à 09:50 - La télé? je regarde, j'assume - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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