Nous ne sommes pas très assidus en ce moment, mais nous avons (évidemment) une bonne excuse puisque comme vous le savez tous, ici c'est festival...

Pour l'instant, nous avons vu,

  • comme je le disais sur le "blog des 48000 - Logan San qui s'est fait enlever, donc sur le blog du 48000 John Locke en attendant que Logan San soit libéré", nous avons vu la "sombre merde" (dixit un festivalier anonyme) de "Da Vinci code"... Ce qui fait peur, c'est que c'est nul mais tout le monde risque d'aller le voir (comme nous me direz vous) parce que "tout le monde en parle" comme dirait l'autre (je dis l'autre parce que j'ai un trou de mémoire là) voilà pourquoi je n'en parlerai pas plus.

  • "The wind that shakes the barley" que nous avons été voir à la séance de 8H30 alors que nous étions rentré à plus de 2H du mat la veille et que nous avons chassé le cafard jusqu'à 3H du mat, cette même veille (c'est tellement plus chic le festival, avec les cafards). S*cophante a passé la bombe à cafard dans tout le couloir et ce soir, en revenant des poubelles, nous n'en avons trouvé aucun dans l'escalier... il fallait combattre la mal à sa source: derrière la porte de l'angoisse du "glacier"... Bref, tout ça pour dire que "the wind that shakes the barley" m'a fait chialé, peut-être parce que je manquais de sommeil, mais dans tout les cas, ce genre de film vous retourne, il est très dur, très crédible du point de vu des comportements des personnages, très engagé, évidemment puisqu'il parait que Ken Loach est très engagé dans tout ses films :o), un film sur la guerre en Irlande dans les années 20 ou 30 (?), déchirant.

  • "Summer palace" je ne suis pas sûre du titre que j'ai refoulé car ce film qui a débuté presque juste après le premier, à 11H30, sans que l'on ai le temps de passer nous approvisionner chez mac do, et s'est terminé... 2H40 plus tard! je vous laisse imaginer l'état dans lequel nous étions (d'autant que nous nous sommes mis un point d'honneur à ne pas partir avant la fin d'un film, par respect, pour les réalisateurs, acteurs etc. et puis aussi un peu pour ceux qui n'ont pas pu rentrer (et qui auraient peut-être même troqué un mac do contre nos places)... C'est un film chinois, une histoire d'amour, ou peut-être devrait on dire DES histoires d'amours, puisque, le moins qu'on puisse dire, c'est que le personnage principal n'est pas très à cheval sur les principes, se cache derrière une fausse profondeur en rédigeant son journal intime à intervalle régulier pendant tout le film, alors qu'elle couche "à droite à gauche", en appelant à chaque fois ça "de l'amour" (cette petite traînée! (private joke (qui ne vous sert à rien et encore moins de le savoir d'ailleurs) en référence au frère de S*cophante)). Bref, au final, on entendait plus que nos estomac et on avait plus aucune empathie pour aucun personnage parce que ces derniers ne se gênaient pas, figurez-vous, pour parler de sandwich voire manger devant nous, sans aucun scrupule. Pour demain, nous nous sommes jurés d'être plus organisés afin de ne pas revivre, ce que nous avons appelé "le syndrôme chinois" (z'avez vu un peu les critiques de film, on dirait plutôt que je raconte notre vie hein... et ben c'est le cas!).

  • "Dead zone" de David Cronnenberg qui est venu en personne nous le présenter parce qu'il va recevoir un "carosse d'or" (ou a peut-être reçu si c'était ce soir d'ailleurs) pour tout ses films. Je ne l'avais jamais vu (Dead zone, ni David Cronnenberg d'ailleurs)) bien qu'il soit sorti l'année de ma naissance, me semble t-il, j'ai beaucoup aimé, c'est adapté d'une histoire de Stephen King, l'intrigue finale est assez visionnaire (d'ailleurs D. Cronnenberg a, dans sa présentation, fait le parallèle entre l'"élu" de la fin et... Bush), en revanche l'histoire personnelle (amoureuse) du personnage principal m'a traumatisée, je suis devenue très fleur bleue.

  • Le premier film du "Walt disney japonais, Niazaki" comme n'a cessé de me le répéter S*cophante aujourd'hui, pour me faire rentrer son nom dans le crâne (notez que je ne sais toujours pas comment l'écrire, ce sera la seconde étape). J'étais un peu déçue parce qu'on m'avait parlé de "jolis animaux" et j'ai vu beaucoup d'insectes me rappelant nos nouveaux collocataires.

Demain, je crois qu'on a quatre autre films de prévu dont je ferai sans doute des critiques aussi lamentables que celles ci. Heureusement que quelqu'un se charge de couvrir les non évènements du festival, sinon, je me demande ce que vous feriez! :o)


Sinon en vrac, S*cophante se lamente sur le manque de capacité des "mac book" qui viennent de sortir parce qu'ils ont "une carte graphique de merde", on a vu "Steve Sanders" de "Beverly Hills" sur la croisette (excusez, je ne connais pas son "vrai" nom), on a de "nouveaux voisins" chinois qui font encore plus de bruit que les français (c'est dire): heureusement, ils ne restent que le temps du festival. S*cophante a tenté de balancer de l'eau aux gens qui chantaient dans la rue hier soir et ils ont réussi à esquiver les gouttes de la bouteille d'eau minéral, du coup, il a rempli un sceau, "au cas où" qu'il a posé sur le balcon. Balcon que j'ai visité pour la première fois il y a quelques jours, puisqu'avant, l'entrée était condamnée par "l'armure de plaque": nous avions rangé pour faire de la place à Pollux mais en deux jours, nosu avons réussi à retrouver un bunker aussi désordonné, sinon plus, qu'au premier jour. Par contre nous avons viré le tapis rouge de nature à inhiber Pollux (sur les conseils de Tic tac, son ancien propriétaire, pour ceux qui ne suivent pas).


En parlant de Pollux, nous avions bien envie de passer chez "Sony pictures" pour leur passer le bonjour de la part de Pollux... en fait nous hésitions entre deux scénarios:

1. On y va seuls et on dit "au fait, vous avez le bonjour de Pollux, il n'a pas pu passer parce qu'il donne une conférence de presse mais il essayera de venir avant la fin du festival. Voilà. Au revoir".

2. Y aller avec Pollux en disant qu'il avait envie de les revoir depuis son dernier film (mais on est pas sûr de pouvoir le faire rentrer au Carlton qui peut être interdit aux animaux éléctroniques, sait-on jamais).

En terme d'idée à la con, nous avons aussi eu:

déguiser S*cophante en star (c'est facile, on les reconnaît au costard neuds pap et aux lunettes de soleil), que quelqu'un (style moi, au hasard) aille lui demander un autographe, éventuellement en poussant de petits cris de fan hystérique mais ayant une petite maîtrise d'elle même, que Lol* (photographe officiel) vienne prendre des photos, je suis sûre qu'on aurait vite d'autres curieux autour. Et là, S*cophante, dont on pensait qu'il ne parlait qu'anglais et qui éventuellement, pourrait exprimer certaines choses dans son accent américain insupportable dont il a le secret, se mettrait à parler pour dire "putain mais foutez-moi la paix, je veux juste aller au mc do". Nous vous tiendrons au courant de l'avancement.


En terme d'intox, aujourd'hui alors que je ne sais plus quel film "montait les marches" (enfin l'équipe, pas le film), et que tout le monde s'agitait pour prendre des photos (et que nous passions paisiblement par là), S*cophante lança sans prévenir, à la foule en délire: "hééééééééééééééééé Y A TOM CRUIIIIIIIISE!!!!!!!!!!!!!!!!!!". Quelques regards bovins se tournèrent vers lui pour se reconcentrer à nouveau sur la "montée des marches" quelques secondes plus tard.