Vous connaissez tous l'histoire de Pierre et le loup, ce petit garçon qui comme le titre l'indique criait sans cesse au loup (pour rien), si bien que le jour où le loup fut vraiment là, il se fit dévorer sans que personne ne vienne l'en empêcher (le loup)... et bien figurez vous qu'on ose me comparer à lui!

Je dois bien admettre que je suis hypocondriaque et particulièrement expansive lorsqu'il s'agit de faire partager mes douleurs physiques à mon entourage. La polémique arriva par le biais d'un micro infarctus qui me prit hier soir alors que je plaçais le dvd 2 de taken (disparition) dans le lecteur dvd. Je me mis à me tordre de douleur en me jetant sur le lit, devant le regard incrédule de S*cophante, qui, bien qu'habitué à mes grandioses mises en scènes involontaires, n'est pas encore en mesure de départager (tout comme moi d'ailleurs) l'authentique de l'imaginaire, et me demander les yeux équarquillés "tu veux que j'appelle tes parents".

Après coup, la situation était d'autant plus comique qu'avant hier après être rentré du ciné où nous avons vu "Hostel" (excellent Hostel, gerbant diraient certains à l'autre bout de la salle, puisqu'un adolescent mal préparé à vomis pendant le film!). bref, après Hostel, nous avons (re)regardé "la guerre des roses" et si vous vous rappelez bien, Michael Douglas écrit à sa femme de ce qu'il croit être son lit de mort un dernier hommage alors qu'il s'avère par la suite qu'il a simplement été victime d'une hernie, remis sur pieds, il lui fait lire la lettre et on plonge, comme S*cophante et moi hier soir dans le pathétique le plus risible possible.

Bref, après mon infarctus imaginaire, nous avons bien rigolé et nous en avons reparlé pendant le repas où mes parents, à peine surpris me rappelèrent une énièemme fois le conte qui me glaçait déjà le sang petite, presqu'autant que "la petite chèvre de monsieur seguin": "pierre et le loup"....

Et là, cher(s) lecteur(s) éventuel(s), je me retrouve face à une impasse. Parce que sur le moment, j'ai VRAIMENT mal, sur le moment, je crois vraiment que je couve quelque chose de grave (et ce même si la douleur dure moins d'une minute), alors il faudrait que je me taise? Dans tous les cas, le jour où j'aurai vraiment un sérieux problème (physique, puisque psychologique, vous l'aurez compris, j'en ai déjà ;o) je serai lésée parce que j'ai des récepteurs à la douleur trop performants??
Ben oui, parce que si je choisis l'option ne-plus-rien-dire, comme je ne discerne pas ce qui est grave de ce qui ne l'est pas, je ne dirai rien non plus le jour où j'aurai quelque chose de grave. A l'inverse, si je choisis l'option continuer-comme-en-quarante (heu... enfin continuer quoi), même S*cophante finira par se fendre la poire en me regardant succomber à une douleur invisible... Je finirai comme j'ai commencé, dans un mauvais scenario tragi-comique... tel est mon destin!