Excursion au Monoprix. Après les péripéties dites "du lait" etc. Après s'être bien fait prendre pour des cons par tout le magasin, nous arrivons au rez de chaussée du monoprix (le supermarché est à l'étage) où nous "tombons" sur un énorme kinder: "les trente ans de kinder", boîtier allu, magnifique, on le prend et on passe à la caisse.

Sycophante en profite pour me passer sa carte smiles SNCF et sortir ses mini cartes de fidélité Monoprix la caissière lui arrache littéralement des mains. Pris au dépourvu, il crie "nonononon je préfère utiliser ça" en tendant la carte smiles SNCF. La vendeuse, blasée, lui répond sur un ton arrogant: "mais vous avez la carte monoprix, pourquoi vous voulez me donner votre carte SNCF!!". Parce qu'il préfère se spécialiser dans les points SNCF? (banane). NB: la carte SMILES est utilisable dans les monoprix...

Ensuite, pour je ne sais quelle raison, par élan de solidarité sans doute, Sycophante lui dit "et ça c'est pour le conjoint" en montrant les mini cartes monoprix. L'autre (on va l'appeler comme ça) reprit son air hautain pour lui dire "ben oui, vous les décrochez comme ça" en lui arrachant une nouvelle fois sa carte des mains...

Dans la vie en société il faut savoir une chose: quand vous posez une question ou quand vous avez l'air d'en poser une ou tout simplement de ne pas savoir ou même quand vous marquez un signe d'hésitation, et que par chance votre interlocuteur lambda, qui par ailleurs peut se montrer particulièrement médiocre dans un tas d'autres domaines de la vie... comme l'intelligence sociale, au hasard, sait, il ne peut s'empêcher de vous prendre pour un con en jouant l'expert.

Nous sortîmes à moitié morts de rire à moitié désespérés. "Voilà les limites de toutes les belles idéologies de gauche" me dit Sycophante : "les cons".

La conclusion fut, une fois de plus, "y a rien de pire que de se faire prendre pour des cons par des cons" ET "il en faudrait pas beaucoup pour passer du côté obscur de la force" : c'est triste, mais certains méritent leur condition. Voilà comment on passe en quelques instants de l'euphorie à la détresse.